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Quand Manuel Valls était "favorable" à la GPA en 2011

Manuel Valls, en 2011, adoptait une position bien différente de celle de 2014 sur la GPA.

Manuel Valls, en 2011, adoptait une position bien différente de celle de 2014 sur la GPA. - Sébastien Bozon - AFP

CAFÉ POLITIQUE – Le Premier ministre, dans une interview accordée à La Croix, s’est montré très ferme que la question de la Gestation par autrui. En 2011, toutefois, il disait absolument l’inverse.

C’est "une pratique intolérable". Manuel Valls opte pour des mots tranchés pour afficher son opposition à la Gestation par autrui (GPA), ce vendredi dans les colonnes de La Croix. Cette "commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes", le Premier ministre l’affirme, "est et sera interdite en France".

Mais ce message de fermeté a un drôle d’écho. Car en avril 2011, alors qu’il était encore candidat à la primaire socialiste, Manuel Valls adoptait une position bien différente sur cette même GPA, comme l'a repéré LeLab.

"J'y suis donc favorable"

"Je comprends que certains, au PS, aient peur d’une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait se révéler immaîtrisable", déclarait-il, à l’époque, au magazine Têtu.

"Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable."

Favorable à l’époque à "une évolution législative", l'homme précisait déjà que cette position ne représentait pas celle du Parti socialiste (PS). En 2014, les convictions de Manuel Valls sont-elles toujours en adéquation avec le discours du Premier ministre?

Jé. M.