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GPA, PMA: Valls monte au créneau

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- - Manuel Valls le 12 septembre 2014 à Meaux.

A deux jours des manifestations de la Manif pour tous, le Premier ministre assure que la gestation pour autrui restera interdite en France.

La gestation pour autrui restera interdite en France, promet Manuel Valls. Dans un entretien à La Croix, le Premier ministre "exclut totalement" la transcription "automatique" des actes de filiation d'enfants nés à l'étranger de mères porteuses.

La GPA "est et sera interdite en France"

La GPA, qui est "une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes", "est et sera interdite en France", déclare le Premier ministre, à deux jours de manifestations de la Manif pour tous.

"Il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger", plaide Manuel Valls.

La CEDH en ligne de mire

Ce point focalise les critiques des opposants à la GPA après la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH), du fait se son refus de transcrire des actes réalisés aux Etats-Unis à la suite de naissances par mère porteuse.

Sur ce point, Manuel Valls explique à La Croix que "la France n'a pas fait appel de cette décision car notre droit national, c'est-à-dire l'interdiction, n'est pas remis en cause".

Mais si le gouvernement se laisse "le temps de la réflexion" sur les droits de ces enfants (substitut à l'autorité parentale, droit à hériter, nationalité...), "en tout état de cause, le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA", prévient le Premier ministre.

A. K. avec AFP