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Psychodrame à l'UMP: les événements en direct

François Fillon (en haut à gauche), Jean-François Copé (en bas à gauche), et Alain Juppé (à droite)

François Fillon (en haut à gauche), Jean-François Copé (en bas à gauche), et Alain Juppé (à droite) - -

Nouveau coup de tonnerre dans le duel sans fin entre Jean-François Copé et François Fillon: la Cocoe reconnaît que l'ajout des voix manquantes décelées par le camp Fillon inverserait « vraisemblablement » les résultats !

Journée du jeudi 22 novembre

19h44 : Alain Juppé annonce que la commission qu'il va présider rendra ses conclusions « sous 15 jours ».

19h12 : Alain Juppé constate l'accord de Copé et Fillon à sa commission. L'ancien 1er ministre annonce que la commission se réunira pour la première première la semaine prochaine, sans donner de date précise. François Fillon se félicite que « la proposition d'Alain Juppé de mettre en place une commission indépendante pour sortir l'UMP de la crise ait été acceptée par tous », soulignant qu'il déposerait ses recours devant elle seule et non pas devant la commission nationale des recours du parti.

18h15 : Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, va porter plainte pour "diffamation" contre Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, qui a évoqué des « irrégularités » à Nice, sur les terres d'Eric Ciotti.
Dans une déclaration jeudi après-midi à la presse, Jérôme Lavrilleux a lancé: « Comment accepter les lecons de M. Eric Ciotti dont le propre bureau de vote, le bureau de vote numéro 1 [des Alpes-Maritimes], est entaché d'irrégularités grossières ? (...). 128 enveloppes de trop, c'est le signe manifeste d'un bourrage d'urnes massif », a-t-il encore affirmé.
« Je vais engager les poursuites judiciaires après les propos indignes et diffamatoires de M. Lavrilleux à mon égard », a répliqué Eric Ciotti, le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes.

16h40 : Valérie Pécresse refuse que Juppé tranche sur la base des travaux de la commission des recours.

16h29 : « On n'est pas légitime dans une telle élection quand on a trois ou quatre voix d'avance », plaide Valérie Pécresse, soutien de François Fillon et « satisfaite » de la proposition d'Alain Juppé de présider une direction collégiale.
« François Fillon a été très clair, tout ce qu'il fait il ne le fait pas pour la présidence, il ne s'accroche pas au pouvoir », a ajouté la députée UMP des Yvelines.

16h16 : Jean-François Copé acceptera « le verdict » prononcé par Alain Juppé, selon Jérôme Lavrilleux. Ce proche de Jean-François Copé précise que la vérification du résultat devra prendre en compte « les conclusions à la fois de la Cocoe mais aussi de la commission nationale des recours », saisie par Jean-François Copé, et qui pourra examiner « l'ensemble des griefs », notamment dans les Alpes-Maritimes.

15h46 : « Il est temps de siffler la fin de la récréation », s'impatiente Jean-Claude Gaudin, président du groupe UMP au Sénat.
« Tout le monde est exaspéré par cette situation », s'agace le maire de Marseille, soutien de Jean-François Copé.
« La commission de recours, à la demande de Jean-François Copé, va réexaminer tous les votes sur l'ensemble du territoire métropolitain et d'outre-mer, et cette commission bien entendu sera ouverte à des représentants des deux candidats, éventuellement même à des huissiers, à des avocats, à Alain Juppé », promet Jean-Claude Gaudin.

14h03 : La Cocoe reconnaît que l'ajout de voix manquantes inverserait "vraisemblablement" les résultats, et demande à la Commission de recours de l'UMP de statuer.
La Commission électorale de l'UMP admet bien que trois circonscriptions d'outre-mer n'ont pas été « prises en compte » dans le résultat final du srutin pour la présidence et que leur addition « aboutirait vraisemblablement à une inversion des résultats ».
Toutefois, indique-t-elle dans un communiqué, les statuts de l'UMP ne permettent pas de faire « autre chose que le constat présent » et de « publier de nouveaux résultats ». La Cocoe demande en conséquence « à la Commission de recours de l'UMP de statuer (...) en publiant des résultats définitifs ».

13h51 : Alain Juppé propose de présider une instance collégiale pour réexaminer les résultats.
Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a annoncé jeudi dans un communiqué qu'il proposait la création, sous sa présidence, d'une instance collégiale chargée de réexaminer « dans un délai de dix jours » les résultats de l'élection à la présidence de l'UMP, mais a affirmé que cette proposition ne tient que jusqu'à 20h.
« Je propose la création d'une instance collégiale composée, sous ma présidence, de représentants des deux candidats et de personnalités n'ayant pas pris parti », indique Alain Juppé dans son communiqué en forme d'ultimatum, ajoutant: « Ma proposition tient jusqu'à ce soir 20 heures. Au-delà, je n'ai pas l'intention de me laisser instrumentaliser dans les confrontations délétères ».

12h40 : Jean-François Copé propose qu'Alain Juppé assiste comme « observateur » à la Commission des recours de l'UMP : « Je souhaite que cette commission travaille dans la transparence la plus absolue. C'est la raison pour laquelle, je propose que des représentants de chacun des candidats puissent assister, en tant qu'observateurs, à ses travaux, ainsi d'ailleurs que des personnalités indépendantes - je pense en particulier, s'il veut bien l'accepter, à Alain Juppé ».
François Fillon a dit mercredi « ne pas avoir confiance » en cette commission de recours.

12h18 : Jean-François Copé annonce qu'il va saisir « lui-même » ce jeudi la Commission nationale des recours de l'UMP qui, à l'issue de ses travaux, « prendra la décision de modifier ou non les résultats qui ont été proclamés » lundi soir.
« En tant que président de l'UMP, et afin de lever toute ambiguïté et afin de garantir la transparence totale sur cette élection, et voyant que rien ne bouge, j'ai décidé de saisir moi-même, dès aujourd'hui, conformément à l'article 28 de notre règlement intérieur, la commission nationale des recours, qui est la seule instance habilitée à régler les différends électoraux au sein de notre famille politique », a déclaré Jean-François Copé depuis le siège de l'UMP. Ainsi nous pourrons mettre un terme à cette situation kafkaienne, désolante».

10h50 : Jean-François Copé a téléphoné jeudi à son rival François Fillon pour lui proposer une rencontre, ce que l'ex-Premier ministre a accepté à la seule condition qu'Alain Juppé soit présent.

10h38 : François Fillon a demandé jeudi matin dans un message aux militants la publication des résultats détaillés du scrutin, ce qui fera apparaître selon lui qu'il a recueilli plus de suffrages que Jean-François Copé, président proclamé de l'UMP.
« Je ne demande qu'une chose: que l'on publie les résultats complets, fédération par fédération, afin que chacun puisse constater que ce sont des résultats partiels qui ont été proclamés lundi soir », quand les résultats ont été proclamés, écrit François Fillon. L'ancien Premier ministre affirme une nouvelle fois que trois fédérations d'Outre-mer ont été oubliées dans le décompte final.

Alexandre Le Mer avec agences