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Professeur assassiné: Attal pointe la responsabilité de ceux ayant "participé au lynchage public"

Gabriel Attal, invité ce dimanche de BFM Politique, a affirmé que les personnes ayant participé au lynchage de Samuel Paty, le professeur assassiné vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, sur les réseaux sociaux sont "d'une certaine manière responsables".

Deux jours après l'assassinat du professeur Samuel Paty, qui avait montré à ses élèves lors d'un cours des caricatures de Mahomet, des voix s'élèvent pour pointer du doigt la violence dont il a fait l'objet sur les réseaux sociaux. Un parent d'élève, actuellement en garde à vue, avait notamment posté plusieurs vidéos dans lesquelles il se plaignait de l'attitude de l'enseignant.

Gabriel Attal, invité ce dimanche de BFM Politique, a abordé la responsabilité de ces personnes-là:

"Ceux qui ont participé à ce lynchage public de cet enseignant, il y a des vidéos qui ont été postées sur les réseaux sociaux [...] sont d'une certaine manière responsables de ce qu'il s'est passé. Après je ne suis pas la justice, je ne suis pas la police, il y a une enquête qui est en cours, ces gens-là sont en garde à vue, mais il faut une réponse absolument exemplaire sur ce sujet-là", a-t-il expliqué sur notre plateau.

Les réseaux sociaux "ont une responsabilité"

Le porte-parole du gouvernement a également mis en avant la responsabilité des réseaux sociaux, sur lesquels, en plus de messages violents à l'encontre de la victime, la photographie du professeur décapité y a été postée.

"Les choses ont démarré sur les réseaux sociaux avec les vidéos, notamment de ce parent d'élève, et elles se sont terminées dessus avec cette photo abjecte qui a été postée par le terroriste. Donc oui ils ont une responsabilité et oui on doit arriver à mieux les encadrer", a-t-il souligné.

Marlène Schiappa, ministre chargée de la Citoyenneté, va, de fait, convoquer les patrons des filiales françaises de Twitter, Facebook, Google, Instagram, Tiktok et Snapchat mardi place Beauvau, a indiqué ce dimanche Le Parisien.

Clément Boutin Journaliste BFMTV