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Pourra-t-on déconfiner le 15 décembre? Pourquoi l'exécutif est inquiet

Depuis maintenant une semaine, le chiffre des contaminations stagne sur le territoire français, alors que se profile la date du 15 décembre, prochaine étape fixée par Emmanuel Macron.

Les prochaines décisions s'annoncent extrêmement délicates pour le gouvernement. À un peu plus d'une semaine du 15 décembre, date butoir lors de laquelle un nouvel échelon de l'allégement du confinement est censé être annoncé, à l'approche des fêtes de fin d'année, l'exécutif reste dans l'expectative.

Si les premières semaines du confinement avaient permis une baisse spectaculaire du nombre de cas en France, ces derniers jours, les courbes se stabilisent. En effet, le samedi 28 novembre dernier, 12.000 cas avaient été recensés en France contre 12.900 une semaine plus tard. La baisse s'est interrompue et on est encore loin du chiffre voulu par Emmanuel Macron, qui visait les 5000 contaminations détectées afin de passer à l'étape suivante du déconfinement mi-décembre.

L'exécutif ne cache plus son pessimisme

Certes, le chiffre de 5000 cas quotidiens donné par le président de la République ne doit pas être atteint à l'unité près - il s'agissait d'un ordre de grandeur, d'une tendance à atteindre. Mais désormais, les courbes ne baissent plus et les soignants doutent de plus en plus de cet objectif.

Un doute partagé au sein de l'exécutif. En effet, selon des sources concordantes à BFMTV, Olivier Véran a expliqué ce lundi matin aux parlementaires que cet objectif des 5000 cas ne sera sans doute pas atteint à la date du 15 décembre. En outre, Jean Castex ne cache pas non plus son inquiétude. Selon l'entourage du Premier ministre à BFMTV, celui-ci a lui aussi estimé qu'il sera difficile d'atteindre ce chiffre.

"Il est trop tôt pour prendre une décision pour le 15 décembre, mais la réflexion devra avoir lieu", indiquent des sources gouvernementales à BFMTV.

À l'heure actuelle, les autorités sanitaires soulignent ne pas savoir comment ces chiffres vont évoluer dans les jours à venir. Si la situation devrait être plus claire d'ici trois à quatre jours, elles assurent qu'un ajournement de l'allègement des restictions n'est pas exclu dans le cas où les chiffres seraient trop éloignés de ceux attendus. Le but est d'éviter un nouveau stop and go, c'est-à-dire d'alléger puis d'avoir à reconfiner dans les semaines à venir.

Quant à l'explication de cette augmentation, les hypothèses sont multiples. Si l'entourage d'Olivier Véran évoque le retour des jours froids, un possible relâchement des Français est également pointé du doigt. De fait, les autorités le martèlent de nouveau, il est indispensable de rester le plus vigilant possible et de scrupuleusement respecter les gestes barrières.

Jérémy Brossard avec Hugo Septier