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Pour Philippot, Sarkozy est "ingrat" avec Dati

Florian Philippot sur BFMTV mercredi.

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Le vice-président du Front national estime que Nicolas Sarkozy est "ingrat" avec son ex-garde des Sceaux, Rachida Dati. En meeting mardi, il a justifié sa nomination au ministère de la Justice en 2007 par ses ascendances algérienne et marocaine.

Nicolas Sarkozy, "ingrat"? C'est ce que pense Florian Philippot, vice-président du FN. Invité de BFMTV mardi soir, il estime que l'ancien Président, qui a justifié mardi la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice par ses origines maghrébines, avait été "ingrat" avec elle, "exemple d'assimilation républicaine parfaite".

"(Nicolas) Sarkozy est un communautariste, il est favorable à la discrimination positive, qui est l'inverse de la République, l'inverse du mérite. Il avait dit en tant que président de la République 'je nommerai un préfet musulman parce qu'il est musulman'", a dénoncé l'eurodéputé.

"Dati s'est bonifiée politiquement"

Si Nicolas Sarkozy "veut faire le lien entre immigration et insécurité par cette phrase -ce qui est une évidence- (...) c'est ingrat pour (Rachida) Dati parce que, pour le coup, c'est un exemple d'assimilation républicaine parfaite", a jugé Florian Philippot.

Au sujet de la maire du VIIe arrondissement parisien, il a poursuivi: "autant je ne l'aimais politiquement pas du tout sous Nicolas Sarkozy - je n'oublie pas la loi Dati extrêmement laxiste en 2009, c'est l'ancêtre de la loi Taubira - mais depuis qu'elle n'est plus sous la coupe de Nicolas Sarkozy, elle s'est bonifiée politiquement".

"Au Parlement européen, elle a été la seule eurodéputée UMP à voter avec nous contre la commission Juncker. C'est un acte de courage à saluer, je pense que c'est une patriote", a salué Florian Philippot.

"Un dérapage" de Sarkozy?

En meeting mardi soir à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a expliqué son choix pour le ministère de la Justice en 2007 : "Je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, cela avait du sens", pour représenter "la France dans sa diversité".

Des propos dont se sont emparés les adversaires de Nicolas Sarkozy dès mardi soir. Gilles Boyer, bras droit d'Alain Juppé, s'est empressé de tweeter la formule, accompagnée d'un "oups!" ouvrant la voie à toutes les interprétations. Hervé Mariton, candidat à la présidence de l'UMP, a lui déclaré ces propos "pas acceptables" et les a qualifiés de "dérapage".

A. K.