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Pour François Fillon, "le discours de Nicolas Sarkozy on connaît, mais son efficacité on la connaît moins"

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Sur Europe 1, François Fillon a critiqué l'usage des mots de "racailles", "voyous" ou "caïds" par Nicolas Sarkozy lors d'un meeting. Il a aussi mis en lumière la faiblesse du bilan de l'ancien président.

Invité ce lundi matin par Europe 1, François Fillon s’est à nouveau montré très critique à l’égard de l’ex-président de la République dont il fut le Premier ministre. Interrogé sur son sentiment après que Nicolas Sarkozy a évoqué le 9 octobre au Zénith "Les voyous, les caïds, les racailles qui se croient tout permis", François Fillon a rétorqué: "Les mots ne sont pas utiles. On connaît le discours de Nicolas Sarkozy sur ce sujet, mais l’efficacité de ce discours on la connaît moins." 

Il s’en est ensuite pris, cette fois sans le citer, à ce qu’il a dépeint comme l’inconstance de son ancien patron: "Il faut des politiques menées avec fermeté dans la durée. Si on décide de construire des places de prison, c’est pendant dix ans qu’on construit des places de prison. On ne change pas de politique tous les deux ans et demi." Il a également ajouté que la France avait besoin d’être gérée avec "calme".

"Je ne serai plus son Premier ministre"

François Fillon est d’ailleurs revenu sur son expérience passée de chef de gouvernement: "Je n'accepterai plus d'être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. (…) On était dans une autre configuration. J'ai pensé qu'on pouvait redresser le pays, on n'y est pas parvenu. J'en ai tiré les conséquences. Je suis le premier à avoir fait la critique de notre propre action. Et je m'inclus dedans."

Il y a cependant un sujet sur lequel François Fillon et Nicolas Sarkozy sont encore sur la même ligne: la défense des suppressions de postes parmi les effectifs de sécurité entre 2007 et 2012 malgré le climat présent. "Ce n'est pas parce qu'il y a un peu de policiers de moins ou de plus que la question des territoires perdus de la République va être changée", a assuré François Fillon.

R.V avec AFP