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PMA: un député LREM souhaite déposer une proposition de loi dans la semaine

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- - LIONEL BONAVENTURE / AFP

Pour lui, une nouvelle législation serait un bon moyen de favoriser "l’égalité entre les femmes".

Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy l’avait annoncé cette semaine sur les ondes de BFMTV et de RMC: il est en faveur d'un texte sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, porté par les députés de la majorité d’ici la fin de l’année 2018. Cette déclaration faisait suite à l’avis du Conseil d’Etat qui ce mercredi, avait estimé qu'il n'existait "aucun obstacle juridique" à cette ouverture.

Comme le souligne Le Journal du Dimanche dans son numéro daté de ce jour, Guillaume Chiche, député LREM des Deux-Sèvres, souhaite accélérer les événements et, de son côté, déposer dans la semaine à venir une proposition de loi autorisant la PMA pour les femmes célibataires et les couples lesbiens ainsi que « le remboursement par la Sécurité sociale de cet acte ».

"Discrimination insupportable"

"Aujourd’hui, il existe une discrimination insupportable dans l’accès à une pratique médicale. Je veux la supprimer le plus rapidement possible : j’explore tous les moyens pour garantir l’égalité entre les femmes" se justifie-t-il dans une longue interview accordée à la publication dominicale. De fait, son souhait est également de "mettre la pression dur le gouvernement" afin d’accélérer la procédure.

Tout comme François de Rugy, Guillaume Chiche table sur une adoption du texte "avant la fin 2018." Cependant, l’élu s’attend à une âpre opposition.

"C’est sûr qu’il va y avoir un combat » concède-t-il. « Certains militants obscurantistes vont vouloir refaire le match de la mobilisation contre le mariage pour tous. Tout l’enjeu est d’avoir un débat apaisé. Car les premières victimes seraient les enfants nés de PMA. Les couples lesbiens seront aussi des cibles, il y aura des relents homophobes."

Pour lui, la société française est prête à cette ouverture : "Plus de 60 à 70 % des Français y sont favorables."

Hugo Septier