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PMA pour toutes: Agnès Thill devra probablement s'expliquer devant ses collègues

Agnès Thill, députée LaREM de l'Oise (photo d'illustration)

Agnès Thill, députée LaREM de l'Oise (photo d'illustration) - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Agnès Thill, élue de l'Oise, avait de nouveau tenu des propos controversés au sujet de l'extension de la PMA, et ce alors qu'elle a déjà été mise en garde par LaREM.

L'élue La République en Marche (LaREM) Agnès Thill, dont certains députés ont réclamé l'exclusion du parti pour des déclarations sur la PMA, sera "probablement" conviée devant un prochain bureau du groupe majoritaire à l'Assemblée pour s'expliquer, selon une source parlementaire. "Une décision collective" en ce sens, prise avec le parti dirigé par Stanislas Guérini, est attendue.

Sous la présidence de Gilles Le Gendre, le bureau s'est réuni ce jeudi notamment pour examiner le cas de l'élue de l'Oise, qui a, la veille, avait retiré ses propos ayant pu "blesser", mais a maintenu ses "positions". Cette opposante à l'extension de la PMA avait estimé que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques", la semaine dernière à l'occasion de la publication du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

"Pouvoir penser autrement"

Agnès Thill avait déjà été mise en garde à plusieurs reprises auparavant par LaREM, notamment pour des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale". "Dès qu'on émet une réserve sur ce rapport sur la bioéthique, on est traité d'homophobe!", s'est indignée une nouvelle fois l'ancienne directrice d'école dans l'émission "Les grandes gueules" sur RMC ce jeudi, pendant que son cas était examiné par le bureau. Elle a assuré "partager les valeurs humanistes" des députés "marcheurs" mais aussi vouloir se battre "pour pouvoir penser autrement".

"Il faut vraiment ne pas connaître Agnès pour penser qu'elle est islamophobe ou homophobe", a estimé la députée Sonia Krimi (LaREM), dont les prises de position sur différents autres sujets comme la loi asile-immigration ou les gilets jaunes, ont aussi créé des remous au sein du groupe. Conviée à la réunion du bureau jeudi pour s'en expliquer, la députée de la Manche a dit avoir eu droit à "un échange cordial mais franc".

"J'ai dit ce que j'avais à dire au nom de la diversité des opinions. J'ai dit qu'être en contradiction ne veut pas dire être en opposition", a-t-elle développé. "S'il y a un enseignement à tirer, c'est que nous avons besoin de travailler davantage ensemble, d'être plus à l'écoute les uns des autres", a conclu Sonia Krimi.

avec AFP