BFMTV

Perquisition chez Jean-Luc Mélenchon: il dénonce un "coup de force politique"   

Le leader de la France insoumise appelle à la "résistance" et assure qu'il ne se laissera pas "intimider".

Le député LFI des Bouches-du-Rhônes a réagi ce mardi, devant le siège parisien de son parti, à ce qu'il qualifie d'"attaque politique". En cause, les perquisitions menées ce mardi matin à son domicile, au siège de la France insoumises (LFI) et du Parti de gauche, ainsi que chez plusieurs anciens assistants parlementaires. 

"Huit policiers, escortés d’un substitut du procureur, ont pénétré chez moi à sept heures du matin. Mon téléphone m'a été immédiatement retiré, rage-t-il devant une foule survoltée. Parallèlement, la même opération était menée chez sept ou huit de mes amis, d'anciens assistants parlementaires ou membres actuels de la France insoumise." 

Le député dénonce une "énorme action de police politique" enclenchée par "la dénonciation fantaisiste d'une élue d'extrême droite, Sophie Montel, il y a plus d'un an et demi. Elle avait elle-même avoué par la suite qu'elle n'était pas sérieuse, c'était un 'pied de nez'".

"Agression politique"

Le leader de LFI continue: "On m'a dit qu'il s'agissait aussi d'une perquisition au sujet des comptes de campagne présidentielle." Agacé, effaré, il rappelle que la commission nationale des comptes de campagne a pourtant validé ces comptes le 13 février 2018, "sans aucune irrégularité". Il s'étonne en revanche "qu'on ne perquisitionne pas Emmanuel Macron dont les comptes font l'objet d'un signalement". Sous la clameur, Mélenchon assure ne pas être intimidé par cette procédure et appelle à la "résistance". 

De son côté, le député Eric Coquerel condamne un "coup de force politique pour intimider le principal parti d'opposition". Dans la même veine, Alexis Corbières signale une "agression politique". Devant le siège de LFI, dans le 10e arrondissement de Paris, il se scandalise qu'aucun procès verbal n'ait été présenté à l'issue de la perquisition du siège du parti. "Nous ne savons pas ce que les policiers ont saisi", tance-t-il. 

Deux enquêtes visent Jean-Luc Mélenchon 

Selon une source proche du dossier, ces perquisitions sont menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris. La première concerne de présumés emplois fictifs d'assistants parlementaires européens. La seconde porte sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle, à la suite du signalement du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Ambre Lepoivre