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Permanences LaREM dégradées: "Ce sont pas des méthodes", dénonce Didier Guillaume

Le ministre de l'Agriculture était l'invité de BFMTV-RMC ce mardi matin. Didier Guillaume a été invité à réagir sur les dégradations de permanences de parlementaires LaREM, parfois ciblées par des agriculteurs opposés à l'adoption du Ceta.

Les parlementaires de La République en marche se trouvent cet été embarqués dans un feuilleton dont ils se seraient bien passés. En effet, de nombreuses permanences de représentants du mouvement présidentiel ont été récemment visées par différentes dégradations. Le dernier exemple en date? Des locaux de Foix, dans l'Ariège, peinturlurés dans la nuit de lundi à mardi. C'est souvent l'adoption du Ceta, la semaine dernière, qui nourrit le phénomène, comme à Noyon dans l'Oise lundi matin. Dans ce cas, le syndicat des Jeunes agriculteurs a revendiqué cette action. Invité sur BFMTV-RMC ce mardi matin, le ministre de l'Agriculture a réagi. "Ce ne sont pas des méthodes acceptables", a tancé Didier Guillaume. 

"Contre l'agribashing"

Moyennant un néologisme, il a expliqué sa position: "Je lutte tous les jours contre l’agribashing mais aussi contre l’antiparlementarisme". Evoquant les syndicats agricoles, il a ajouté: "Ils peuvent revendiquer, c‘est leur rôle, ils peuvent être contre le Ceta. Mais ils ne peuvent pas s’en prendre à des parlementaires."

Didier Guillaume a repris: "Que serait notre pays si à chaque fois qu’un député votait un texte ne plaisant pas à untel ou untel il était pris pour cible?" Il s'est voulu rassurant: "Sur le Ceta, il faut y croire, nous allons faire des vérifications! (...) Il faut qu’on apaise ce débat. On ne peut continuer à avoir une telle coupure entre les agricultures et la société".

Robin Verner