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Pass sanitaire: Véran assure que l'exécutif y mettra fin "à la minute" où il le pourra

Dans un entretien accordé à des lecteurs du Parisien, le ministre de la Santé a rejeté les accusations de "dictature" avec l'instauration du pass sanitaire.

Répondre à l'Assemblée, et aux Français. Après une semaine chargée pour l'exécutif qui présente son projet de loi sanitaire au Parlement, le ministre de la Santé Olivier a pu accorder un entretien à des lecteurs du Parisien. Des Français non-vaccinés et sceptiques voire hostiles au pass sanitaire, précieux sésame pour pouvoir continuer à se rendre au cinéma, en salle de sports ou encore au restaurant, de nombreux sujets ont été abordés ce vendredi.

"Le pass sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons", a notamment assuré le ministre de la Santé, "la loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre."

"Si on était en dictature, il n’y aurait pas des milliers de Français qui pourraient manifester"

Son extension, prévue dans le projet de loi, ne fait pas l'unanimité parmi la population, certains et certaines dénonçant une obligation vaccinale déguisée, voire une "dictature sanitaire".

"Si on était en dictature, je ne passerais pas des jours et des nuits à débattre de milliers d’amendements", leur rétorque Olivier Véran. "Si on était en dictature, il n’y aurait pas des milliers de Français qui pourraient manifester [...] Si on était en dictature, pensez-vous pouvoir l’affirmer aussi cash en face d’un ministre?"

Olivier Véran concède que l'idée d'entrer dans un restaurant ou un théâtre sous réserve de présenter son pass sanitaire ne lui plaît pas, "mais on n'a pas le choix!", conclut le ministre.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV