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Réforme du collège: Jack Lang "optimiste" sur les "améliorations" qui vont être apportées

L'ancien ministre de l'Éducation nationale Jack Lang était l'invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi sur BFMTV et RMC.

L'ancien ministre de l'Éducation nationale Jack Lang était l'invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi sur BFMTV et RMC. - Capture BFMTV

L'ancien ministre de l'Éducation nationale Jack Lang était l'invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi matin sur BFMTV et RMC.

Au micro de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi sur BFMTV et RMC, l'ancien ministre de l'Education nationale Jack Lang a réaffirmé que s'il était aujourd'hui à ce poste, il "réécrirait" la réforme du collège portée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem.

"Je dis oui à cette architecture, oui à cette réforme", a-t-il dit avant de nuancer, "il y a quelques amodiations à apporter à propos des langues". Le responsable socialiste a notamment regretté la suppression des classes européennes, "parce que c'est une réussite, parce que ça marche". 

"Je crois au latin et au grec"

Mais le président de l'Institut du monde arabe (IMA) a dit avoir "confiance" en la ministre de l'Education nationale. "Je crois au latin et au grec, je crois aux langues vivantes, je suis un militant plurilinguiste. Madame Belkacem est une femme intelligente et ouverte et je suis optimiste. Je pense que dans les prochaines semaines elle apportera des améliorations à ce projet", a-t-il lancé. 

Jack Lang s'en est cependant pris à l'ensemble de la classe politique, coupable selon lui de se désintéresser de l'école. "Ce qui est malheureux, c’est que le plus souvent, la classe politique se contrefiche de l’école. Sauf les maires, les élus locaux, car ils sont confrontés à des réalités, ils connaissent les parents, les élèves, les professeurs", a-t-il accusé. "Au niveau national, ce n'est pas brillant. Ils se réveillent, s’excitent quand il y a une tempête comme celle-là", a-t-il poursuivi, confiant être "attristé" d'une telle attitude.

"Il était temps que la France soit présente à Cuba"

Interrogé sur la visite de François Hollande à Cuba, Jack Lang a défendu la démarche du président de la République. "Il était temps que la France soit présente à Cuba. J’ai toujours préconisé le dialogue avec Cuba", a-t-il rappelé.

Quant au selfie avec Fidel Castro, "on l’aime ou on ne l’aime pas, c’est le libertador, c'est l'homme qui a résisté face aux Etats-Unis. Il est entré dans la légende", a-t-il jugé, tout en reconnaissant qu'il avait "fait des choses pas belles. Il a tué, torturé". Et d'ajouter, "il y a d'autres dictateurs, on entend pas les mêmes procès pour d’autres".

Pour une "fête de la fierté française"

L'ancien ministre de la Culture a par ailleurs annoncé qu'il souhaitait lancer une fête de "la fierté française" pour célébrer "la fierté de notre énergie, de notre créativité, de notre mémoire des cultures" et lutter contre les déclinologues de tous poils.

"J'y travaille réellement", a expliqué Jack Lang. Cet événement "que j'appellerais 'la fierté française'" célébrerait "la fierté de notre énergie, de notre créativité, de notre mémoire des cultures", a-t-il précisé.

V.R.