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Primaire de la gauche: Valls attaque déjà Hamon qu'il voit comme "une défaite assurée"

Manuel Valls

Manuel Valls - BFMTV

Manuel Valls, arrivé en deuxième position dimanche soir au premier tour de la primaire du PS, a défendu la "gauche responsable" face aux "promesses irréalisables" de Benoît Hamon. Un duel qui s'annonce déjà animé.

"Il ne s'agit pas de choisir le candidat de la gauche mais le futur président". Dès son allocution post-résultats, Manuel Valls a montré les muscles. Il a lancé très clairement les hostilités avant le débat prévu entre les deux hommes mercredi. L'ancien Premier ministre est arrivé en deuxième position du premier tour de la primaire de la gauche, derrière Benoît Hamon. 

Particulièrement offensif, Manuel Valls a estimé que le choix du second tour sera "le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre les promesses irréalisables et la gauche responsable", a-t-il dit dans une référence à peine voilée au revenu universel proposé par son adversaire.

Manuel Valls refuse de verser à tous les Français une allocation, au "coût exorbitant", mais propose de leur garantir un minimum décent d'environ 800 euros par mois : ceux dont les revenus n'atteindraient pas cette somme recevraient une allocation, assez proche dans son esprit de l'actuel RSA.

Les deux hommes sont également en désaccord sur la loi Travail, que Benoît Hamon veut amender a minima, sur la laïcité, les impôts, la place réservée à l'écologie ou encore la dépénalisation du cannabis.

"J'aime les débats" prévient Valls

Dimanche prochain "il ne s'agit pas de choisir le candidat de la gauche mais le futur président", a aussi prévenu Manuel Valls qui tiendra au moins un meeting à Paris cette semaine. "Je refuse d'abandonner les Français à leur sort face à l'extrême droite qui détruirait notre pays, ou la droite, celle de François Fillon, dure, libérale comme jamais et conservatrice face à l'Amérique de Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine", a ajouté l'ex-Premier ministre.

"Cette primaire était ouverte et rien n'était joué. Pour le second tour, rien n'est écrit (...) Je suis un combattant, j'aime les débats et je me battrai jusqu'au bout", a affirmé l'ancien Premier ministre, alors que son adversaire aborde ce second tour avec un net avantage puisqu'il a reçu le soutien d'Arnaud Montebourg, arrivé troisième. Manuel Valls a lui reçu le soutien de Sylvia Pinel quand Vincent Peillon n'a donné aucune consigne et que François de Rugy a demandé à rencontrer les deux candidats.

Le bon score de la gauche du Parti socialiste dimanche (près de 55% des voix) et la mise en minorité de la ligne politique et économique du quinquennat incarnée par Manuel Valls, s'ils se confirment dimanche prochain, pourraient faire les affaires d'Emmanuel Macron.

A l'inverse dans son allocution, Benoît Hamon n'a quasiment pas évoqué Manuel Valls, son désormais seul adversaire. Le débat de l'entre deux tours entre eux est préu mercredi, quatre jours avant le second tour organisé dimanche prochain.

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Samuel Auffray