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Primaire à gauche: les professions de foi des candidats

Les candidats de la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle.

Les candidats de la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle. - AFP

DOCUMENT BFMTV - La primaire de la gauche doit se tenir les dimanches 22 et 29 janvier. Candidats à l'élection présidentielle, les sept prétendants s'adressent dans leurs professions de foi à l'ensemble des électeurs potentiels pour expliquer leur démarche.

Ils sont sept sur la ligne de départ, une femme et six hommes, à prétendre à l'investiture de la gauche pour la prochaine élection présidentielle. Ils s'affronteront lors de la primaire organisée par le PS les 22 et 29 janvier. BFMTV vous propose de lire leurs professions de foi, où ils s'adressent directement aux électeurs, afin de leur faire part de leurs intentions, dans l'exercice classique d'une grande déclaration générale. Voici le texte des candidats: 

> Manuel Valls 

Mes chers compatriotes de métropole, des Outre-mer et de l'étranger, Je suis candidat à la présidence de la République car, fidèle à la gauche depuis mes premiers engagements, je refuse de la voir écartée au moment où la France va choisir son destin. Je veux le sursaut de la gauche, la faire gagner face à une droite dure, ultra-libérale et une extrême droite qui ne serait que divisions et ruines. Je veux redonner l’espoir. Je suis candidat car j’ai l’expérience. Elu des quartiers populaires, maire d'Evry, j’ai tant appris de mes concitoyens, de leurs attentes et de leurs craintes. Ministre de l'Intérieur, Premier ministre, j'ai toujours, sans me ménager, eu à coeur de protéger les Français, de réformer, pour nos emplois, nos entreprises, de soutenir notre agriculture, de renforcer notre modèle social. Dans les épreuves, j’ai toujours voulu unir la Nation autour de nos valeurs républicaines. Je suis candidat car je veux vous dire vers où nous devons aller. Dans un monde en plein bouleversement, j’entends être le garant de notre indépendance, de l’esprit français, de notre singularité qui fait que notre pays, ses valeurs de laïcité, de liberté, d’égalité, de fraternité, sa culture, sa langue rayonnent dans le monde. Comme vous, je veux que la France soit respectée, que l’Europe revienne à ses fondements, une fédération d’Etats-Nations au service des peuples. La mondialisation doit être mieux régulée, alors que la concurrence fait tant de dégâts pour notre industrie, nos salariés, nos ouvriers. Nous devons créer les emplois de demain, investir dans l’innovation – économie verte, numérique, sciences du vivant … Je veux mettre la transition énergétique et la santé environnementale au coeur de mon projet. Notre République doit être ferme contre le terrorisme, les violences, les discriminations, intransigeante sur l’égalité entre les femmes et les hommes, bienveillante en répondant partout présente face aux aléas de la vie, au handicap, à la maladie, ou la précarité, grâce à des services publics efficaces. Je veux une société plus généreuse, plus fraternelle. Je souhaite, comme chaque Français soucieux de l'avenir de ses enfants, que la France devienne la première Nation éducative, qu’elle investisse massivement dans l’école, mais aussi l’enseignement supérieur, la recherche, la formation tout au long de la vie. Il faut valoriser le travail, baisser durablement l’impôt des classes moyennes et populaires, faire que les Français redeviennent acteurs de leur vie. J'ai la force, l’énergie pour être Président de la République, pour tracer un chemin pour la France, ce beau pays que j’aime plus que tout, qui m’a tant donné, et auquel j’ai tant à apporter. Rien n’est écrit. Le choix vous appartient.

> Benoît Hamon 

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
Le dernier quinquennat a plongé celles et ceux qui avaient voté pour le changement en 2012 dans le désarroi. Malgré des avancées, la gauche au pouvoir a échoué sur l’essentiel : la réduction des inégalités. Plus grave, le cœur de la France semble avoir cessé de battre : la proposition de la déchéance de nationalité, l’absence d’accueil généreux des réfugiés, la loi Travail en sont de tristes illustrations.
Le problème de la France, ce n’est pas que son cœur se soit arrêté : partout sur le territoire, les Français font vivre la solidarité. Le problème, c’est que ce cœur ne gouverne plus.
L’alternative que je porte est, que le cœur de la France gouverne à nouveau.
Pour cela, je propose quatre chantiers.
Le premier est celui de la transition écologique : je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste. La question environnementale est une question sociale, car ce sont les plus pauvres qui sont les plus touchés par une alimentation malsaine, la pollution des routes, les substances que l'on consomme qui affectent le développement des enfants et multiplient les cancers.
Le deuxième, c’est celui du travail. Trop nombreux sont ceux qui en souffrent, et trop nombreux sont ceux qui en sont privés. Je propose la création de la Sécurité sociale du XXIème siècle : un revenu universel d’existence qui nous permettra d’éradiquer l’extrême pauvreté et de mieux partager le travail.
Le troisième chantier, c’est celui d’une démocratie réelle. Il s’agit de mettre fin à la démocratie intermittente de la Ve République qui délègue pendant cinq ans tous les pouvoirs à un homme seul. C’est ce que j’appelle le 49-3 citoyen, avec la possibilité pour 1% du corps électoral de soumettre une loi au référendum et la reconnaissance du vote blanc.
Enfin, il nous faut construire une République bienveillante. Avec des moyens accrus à l’école et la lutte résolue contre les discriminations, je veux redonner du sens à la promesse républicaine d’égalité. La création d'un service public de la petit enfance, d’une police de proximité et d'un nouveau corps de contrôle de l'Etat dédié à la lutte contre toutes les discriminations donneront une nouvelle vie à la promesse républicaine.
Notre responsabilité est grande : la droite et l’extrême-droite, dont les victimes seront les jeunes, les salariés, les retraités, nos services publics, doivent nous motiver à nous rassembler autour d’un projet résolument de gauche.
Je porterai ce projet les 22 et 29 janvier lors des primaires de la gauche.
Ensemble, je vous propose de faire battre à nouveau le cœur de la France.

> Arnaud Montebourg 

Mes chers camarades, mes chers compatriotes,

Pour vaincre le candidat ultra-libéral de la droite radicale, nous avons besoin d'un candidat au coeur des gauches, qui rassemble la gauche sociale et du travail, la gauche des valeurs et de la République, la gauche écologique et entrepreneuriale.

Je sollicite le mandat des électeurs de la primaire de la gauche pour engager le rassemblement de toutes les forces de gauche en me tournant, une fois désigné, vers Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot afin de construire un projet commun de Gouvernement et d’enlever la victoire en mai 2017.

Après l’échec du changement venu d’en haut, je propose d'engager le changement venant d'en bas, en libérant les Français de l'austérité européenne et de ce système politique discrédité.

Libérer les Français, c’est d’abord reconnaître la capacité de la société à inventer son avenir par elle même. Je propose une révolution démocratique par l'établissement d'une République nouvelle qui organise l'entrée des citoyens dans le système politique: tirage au sort de 100 sénateurs, fin du 49-3 (hors budget), référendums d'initiative populaire, démission de la haute administration à chaque alternance, réduction de moitié du nombre de députés.
Je veux libérer les Français de l'austérité européenne qui nous empêche d’investir, de faire des projets et de donner du travail à la jeunesse par un plan de redécollage économique (relance keynésienne écologique). Il s'agit aussi de reprendre le contrôle sur les nouvelles féodalités économiques : le système financier et bancaire, qui n'a toujours pas été réformé, les GAFA, les investisseurs étrangers qui capturent nos fleurons industriels. C'est l'objet de la grande politique du Made in France que je défends.

Les Français sont prisonniers d’une vie quotidienne difficile, faite d’inquiétude au présent, d’angoisse pour leur avenir. Je propose l'amélioration du pouvoir d'achat par la baisse de la CSG sur les classes moyennes et populaires, ainsi qu'une meilleure protection sociale (mutuelle publique à petit prix, médecins salariés dans les déserts médicaux).
Je propose aussi d'investir massivement dans les moyens humains de l’Education nationale, en divisant les classes en petits groupes partout où cela est nécessaire.
Je propose enfin l'établissement d'un nouveau service national obligatoire, civil, militaire, ,humanitaire, pour permettre aux jeunes de quitter leur milieu, de s’unir par le brassage social sous le même drapeau. Chaque jeune pourra, en contrepartie, financer son propre projet entrepreneurial, associatif ou de formation.

Voici venu le temps de notre liberté, celle d’imaginer ensemble notre futur. Je lance donc un appel au peuple de gauche. Venez voter à la primaire. Donnez-lui de la force pour rassembler les gauches, et réussir à prendre le chemin certes difficile, mais pas impossible, de notre victoire.

> François de Rugy

En créant une surprise à la primaire, vous pourrez éviter le duel annoncé entre le candidat de la régression et la candidate de la réaction au second tour de la présidentielle.
Je vous propose de créer cette -bonne- surprise, à l’image de ce que le peuple autrichien a réalisé pour battre l’extrême-droite.
La France, ce sont des valeurs, des idées : celles de la République. Mais c'est aussi une part singulière de la planète qui, entre métropole et outre-mer, est présente dans les deux hémisphères, sur toutes les mers et océans du globe et possède un patrimoine naturel exceptionnel. Et la France est devenue une grande puissance environnementale et reconnue comme telle.
Faire de l’écologie une dimension accessoire du débat, ce serait se priver d’une source formidable d’activités et d’emplois, ce serait affaiblir la France.
Faisons de l’écologie une question centrale du choix présidentiel, et un déterminant majeur de nos politiques de transport, de santé, d'alimentation, d'éducation, de reconquête industrielle...
Mon écologie, c’est une écologie qui refuse l’isolement, qui est consciente des risques de régression portés par François Fillon. C’est une écologie qui choisit de s’inscrire dans un rassemblement.
Faisons tout pour que les enfants qui sont nés au moment de la COP21 trouvent, lorsqu’ils seront adultes, une France à la fois fidèle à ce qui a toujours fait sa force et en même temps métamorphosée.
Une France fidèle à elle-même, c’est une France qui préserve son modèle social, qui assure la sécurité de ses habitants, qui cultive la laïcité qui fonde son unité, et développe les libertés individuelles. C’est une France qui fait de l’accès à la connaissance et à la culture un fondement de la citoyenneté. C’est enfin une France qui assume pleinement son engagement européen.
Une France métamorphosée, ce sera une France de l'emploi pour chacun, parce qu'elle aura redéfini son modèle énergétique, réussi sa réindustrialisation, su tirer parti des nouvelles formes d’activités et de la révolution numérique. C’est une France qui saura préserver et reconquérir son patrimoine naturel. C’est une France qui aura profondément redéfini son modèle démocratique, une France déterminée à être pleinement une grande puissance environnementale dans le concert des Nations.
Faisons le choix de renouer avec le Progrès, de mener à bien des progrès audacieux et pragmatiques.
C’est le sens des 66 propositions claires et précises qui forment le projet que je vous soumets.

> Jean-Luc Bennahmias 

Un quinquennat de gauche s’achève.
Cinq ans de redressement pour la France, cinq ans d’efforts, de désillusions, parfois de souffrances pour les Français.
L’histoire retiendra le redressement, nos concitoyens retiennent la désillusion.
Le temps vient de tourner cette page, de regarder vers l’avenir. Un avenir qui se présente comme un défi aussi grand que le fut la Renaissance, à la fin du Moyen Âge.
Ce sera le moment d’un choix de société : utiliser ce progrès scientifique et technique pour enrichir toujours plus ceux qui dominent le monde, comme nous le voyons depuis quelques années, ou partager ce progrès comme c’est la tradition et l’Histoire de la France, héritière de 1789.
La France n’a jamais été aussi riche, mais les inégalités ne cessent de se creuser en son sein et la richesse est accaparée par quelques mains, changeant le visage de sa société.
Une autre voie est souhaitable, une autre voie est possible. Ma candidature est ici pour l’incarner.
Le Revenu Universel peut assurer à chacun de ne jamais tomber sous le seuil de pauvreté et de disposer des moyens de construire sa vie, de lui donner un sens.
La Sécurité sociale professionnelle peut effacer le spectre de la peur du chômage et de la précarité, en garantissant une carrière fluide tout au long de la vie.
Un nouveau modèle de développement permettra ces avancées, basé sur les énergies renouvelables, l’économie circulaire, une agriculture saine mettant en valeur les territoires, l’utilisation sobre de toutes les richesses de la planète, en sauvegardant sa biodiversité animale et végétale.
Cela, dans un cadre européen renouvelé, par une construction, par cercles concentriques, d’espaces où les conditions et le niveau de vie, et les garanties sociales, pourront être harmonisés par le haut.
Mais pour une telle politique, une telle ambition, il faut une majorité très large, que seule permet la proportionnelle.
Comme en 1945, plus qu’en 1945, les décisions qui sont devant nous ont une portée immense et demandent de retrouver la capacité de former un arc démocratique et progressiste qui aille très au-delà de l’actuelle majorité, vers la droite, comme vers la gauche. Ce qu’avait su faire le Conseil national de la Résistance.
La France peut-être à la hauteur de ce défi.
Je vous propose, ensemble, de le relever.

> Vincent Peillon

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
Je suis candidat à la Présidence de la République.
Je suis candidat pour gagner. 
La droite n’est pas une fatalité.
Bien ancré dans la tradition et dans les valeurs de la gauche, j’ai la volonté de les engager dans l’avenir et de répondre aux défis du XXIème siècle: celui de la justice et de l’égalité entre les citoyens, entre les territoires, entre les générations; celui d’un démocratie renouvelée, approfondie et vivante; celui d’un nouveau modèle de développement, préservant notre planète et notre santé; celui de l’Europe et d’un monde multipolaire où nous devons construire patiemment et résolument des normes sociales, démocratiques et environnementales.
Je veux une République moderne, démocratique, sociale, laïque et écologique mais aussi européenne et internationaliste.
Je veux la République de tous et pour tous.
Pour cela, je veux répondre à trois exigences.
D’abord une exigence de vérité : c’est la condition de la crédibilité. C’est le socle pour bâtir une nouvelle espérance.
Nous sommes les héritiers d’une longue et grande histoire qui a permis à la Gauche d’apporter à la France de grandes réformes. 
Cette histoire nous fait honneur et elle est le patrimoine de tous les Français. Il nous faut être à sa hauteur.
On ne pourra pas être respecté des autres si nous nous respectons pas nous-mêmes.
Alors assumons ce que nous avons fait et ne faisons pas le jeu de la droite en nous dénigrant sans mesure. Nous serons d’autant plus crédibles pour marquer nos réserves, nos critiques et nos regrets, mais surtout pour en tirer des leçons pour l’avenir.
Ensuite une exigence de rassemblement : rien ne sera possible si nous ne sommes pas capables de nous unir.
Chacune et chacun mesure bien que la force et la grandeur du Parti Socialiste, celui de Jaurès, de Blum, de Mitterrand et de Jospin, a toujours été de savoir rassembler des femmes et des hommes dont les sensibilités pouvaient être différentes.
Aujourd’hui, nous le savons, cette capacité à nous rassembler est entamée.
Je veux unir le sens des responsabilités et la culture de gouvernement avec la passion de la transformation sociale et l’indignation devant les injustices du monde et de la société.
En dehors de notre primaire, d’autres candidats se présentent aux suffrages des Français. Nous devons les respecter, et nous préparer à dialoguer avec eux demain.
Enfin une exigence de responsabilité : j’ai quitté le gouvernement après deux ans d’action. Depuis lors, j’ai veillé, quels qu’aient pu être mes réserves et mes désaccords, à ne jamais entraver son action par des commentaires qui pouvaient l’affaiblir. Ni petites phrases, ni caricatures, ni attaques personnelles. Je resterai fidèle à cette ligne de conduite.
Elle me conduira aussi à ne promettre que ce que je pourrais tenir. Ni grand soir, ni terre promise. Il faut protéger notre démocratie de la démagogie qui la mine.
Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
En me présentant à la Présidence de la République, je veux pouvoir rassembler notre peuple, celui de l’Hexagone et des outre-mer, autour d’une ambition commune : celle de la République de tous et pour tous. 
Je sais pouvoir compter sur vous.
Vive la République, vive la France.

> Sylvia Pinel 

De l’audace pour la France !
Candidate à la Présidence de la République, je refuse la fatalité ! C’est le sens de mon engagement en faveur du rassemblement de la Gauche et de sa victoire nécessaire en 2017.
Notre époque troublée et dangereuse sonne la mobilisation de la République toute entière. Elle exige de l’audace pour la France !
Une République forte pour assurer la sécurité de tous.
Notre sécurité est un devoir. Je dégagerai tous les moyens pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation. J’engagerai par ailleurs un combat déterminé contre les réseaux mafieux liés à la drogue par la légalisation encadrée du cannabis. C’est aussi une exigence de santé publique.
Une République généreuse pour assurer la promesse républicaine.
Je fais une priorité de la laïcité qui fonde le vivre ensemble. Je défendrai l’accès de tous à une école publique d’excellence qui émancipe et libère des inégalités sociales.
Je ferai naître des droits nouveaux fondés sur le respect. Le respect des femmes d’abord par la protection de leurs droits, de leur corps, de leur maternité. Je favoriserai l’accès à la procréation médicalement assistée pour toutes, sans conditions. Le respect des droits et des devoirs de la citoyenneté pour les étrangers légalement installés sera aussi mon enjeu.
Une République fraternelle pour protéger les plus fragiles.
Face aux remises en cause de notre modèle social par la droite, à l’américanisation en marche ou aux promesses intenables, je me consacrerai à pérenniser notre système sans l’affaiblir par de nouvelles dépenses insoutenables.
La France, c’est un État et des collectivités renforcées, présents dans tous les territoires urbains, ruraux, de montagne, au travers de services publics de qualité.
Une République mobilisée pour l’emploi, l’économie et l’environnement.
Je veux en finir avec la vision archaïque de la lutte des classes. Je crois en l’entreprise, au collectif qui crée la richesse et en assure la redistribution. Je proposerai une réforme de sa fiscalité qui sera progressive, mais allégée, ainsi qu’un grand programme de soutien aux TPE. Je proposerai un contrat de confiance aux salariés qui les associera davantage à la gestion et aux résultats. Ils deviendront ainsi les partenaires durables de l’entreprise plutôt que ses exécutants.
Je défendrai une conception volontariste et positive de la protection de l’environnement qui est une chance pour l’économie et la croissance.
Je veux donner de l’audace à la France. Une France unie qui tient sa place dans le monde. Nous devons conserver notre confiance dans l’Europe, hors de laquelle la France ne sera ni grande, ni protégée, ni conquérante. Une Europe dont nous devrons devenir le moteur politique.
De l’audace pour la France, c’est le sens de ma candidature. C’est celle de la modernité du Parti Radical de Gauche, pourtant plus vieux parti de France, fondateur de notre modèle républicain. Un héritage réformateur et progressiste qui donne à notre République le visage de l’espoir. Un espoir que je veux partager avec vous.

IV, avec le service politique