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Primaire à gauche: ce qu'il faut retenir du dernier débat

Pour la troisième et dernière fois en une semaine, les candidats de la primaire de la gauche s'affrontaient. Retrouvez l'essentiel de cet ultime débat.

Pour ce dernier débat avant le premier tour de scrutin, les candidats de la primaire à gauche ont été interrogés sur des thèmes aussi variés que l'économie, les prisons ou encore la parité. Voici les cinq points à retenir. 

Les cibles Hamon et Macron

Contrairement à Manuel Valls, Benoît Hamon n'a pas pu échapper aux attaques fleuves de ses adversaires. Critiqué sur la dépense publique et son projet de revenu universel, le candidat a été ciblé par tous. Y compris Arnaud Montebourg, qui cherchait à s'en démarquer, "pour ma part, je préfère une stratégie sérieuse, ciblée robuste", a lancé l'ancien ministre. Manuel Valls s'est montré catégorique sur le projet de Benoît Hamon: "On ne peut pas s'engager sur un revenu universel qui pèsera 350 milliards".

Attaqué de toute part, le candidat a malgré tout reçu le soutien de Jean-Luc Bennahmias qui l'a invité à "ne pas se décourager". 

Tantôt qualifié de "vieux" ou de "confus", le projet d'Emmanuel Macron a eu le mérite d'unir les candidats de la primaire. Leur adversaire commun, ne leur fait "pas peur". "Personne ne comprend rien. J'ai juste besoin de comprendre son programme. Quel est-il?" s'est interrogé Arnaud Montebourg. 

  • Valls renvoie le bilan du quinquennat aux autres candidats

Plaidant la construction de 10.000 nouvelles places en prison, Manuel Valls s'est vu reprocher le bilan de la surpopulation carcérale du quinquennat. "La surpopulation carcérale n'a pas baissé sous votre quinquennat", lui a fait remarquer la journaliste Léa Salamé. "Ce n'est pas tout à fait mon quinquennat... Enfin nous y avons, les uns et les autres, participé". Hors mis Jean-Luc Bennahmias et François De Rugy, tous les candidats ont en effet exercé des fonctions ministérielles pendant le quinquennat de François Hollande. 

Hamon veut mutualiser les dettes françaises et allemandes

Interrogé sur la dette publique, Benoît Hamon a présenté l'idée de mutualiser les dettes souveraines de l'Union européenne, notamment entre la France et l'Allemagne. Convaincu de sa proposition, le candidat estime que "cette question de la mutualisation de la dette européenne sera une question vis-à-vis de laquelle, vous verrez, que les dirigeants allemands évolueront rapidement". 

Bennahmias s'embrouille sur la parité

"On peut toujours revenir sur ce que je dis, mais ça n'est ce que je dis". Embrouillé sur la parité, Jean-Luc Bennahmias a eu du mal à défendre sa position. Le candidat a appelé les femmes à ne pas "attendre grand-chose des hommes" en matière d'égalité. "C'est par les femmes que cela arrivera et qu'elles nous vireront et prendront leur place", a-t-il précisé. 

Montebourg et Hamon au coude-à-coude pour les téléspectateurs

  • Benoît Hamon a été jugé le plus convaincant de cet ultime débat, par un panel de téléspectateurs. Sur l'ensemble des interrogés, 29% ont jugé qu'il était le plus convaincant, un chiffre qui monte à 34% chez les sympathisants de gauche. Arnaud Montebourg le suit de près, avec 28% de convaincus sur l'ensemble des téléspectateurs et seulement 23% chez les sympathisants de gauche. Manuel Valls arrive en troisième position, avec 21% de convaincus en général et 24% chez les sympathisants de gauche. 
Mélanie Longuet