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Patrick Mennucci: "J'ai eu très envie de pleurer"

Patrick Mennucci est revenu sur l'insécurité dans sa ville de Marseille.

Patrick Mennucci est revenu sur l'insécurité dans sa ville de Marseille. - -

Le député socialiste était l'invité d'Alain Marschall sur le plateau de BFMTV ce mardi matin.Il est revenu sur la mort de Jérémie dimanche et l'insécurité à Marseille.

"J'ai eu très envie de pleurer", a assuré Patrick Mennucci, député socialiste du 1er arrondissement de Marseille interrogé par Alain Marschall sur la mort de Jérémie à Marseille dimanche, alors que le FN local avait fustigé "un concert de pleureuses".

Au sujet de l'insécurité dans sa ville, le député-maire a admis que "Marseille est une ville qui est en difficulté", mettant en cause la suppression de 400 policiers par "le gouvernement de Nicolas Sarkozy". Mais "Manuel Valls a fait un travail considérable", a salué Patrick Mennucci.

"A Marseille il n'y a qu'une communauté, c'est celle des Marseillais, Marseille n'est pas une ville communautaire, c'est une ville ouverte", a assuré l'élu des Bouches-du-Rhône. Même s''il y a des quartiers qui sont des ghettos".

"Pas de problème" avec le voile dans les universités

Interrogé sur l'attaque déjouée de la mosquée de Venissieux, il a mis en garde contre l'emploi du terme "islamophobe" tout en reconnaissant "une montée du racisme", et une "tension" palpable. "La réalité c'est qu'il y a du racisme à Marseille aussi", a ajouté Patrick Mennucci, mais "la difficulté vient de la situation économique et non pas de l'origine des gens".

Revenant sur le débat sur le voile, il a assuré qu'il n'y avait "pas de problème" avec le foulard dans les universités. "Très honêtement, des femmes entièrement voilées, il y en a très peu", "la loi existe, appliquons là", s'est contenté de rappeler l'élu.

Le candidat aux primaires socialistes pour les municipales 2014 a également assuré que "le Parti socialiste peut gagner Marseille", et ce, malgré les affaires qui touchent le socialiste Jean-Noël Guérini. Taclant le maire actuel, l'UMP Jean-Claude Gaudin, il a par exemple déploré qu'il y ait "encore 2.000 enfants dont nous ne savons pas où ils seront scolarisés en septembre".

A.D.