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Hamon: "je pense que je voterai la loi Rebsamen sur le dialogue social"

L'ancien ministre socialiste défend à l'Assemblée un amendement visant à faire reconnaître le burn-out comme une maladie professionnelle. Il explique sa démarche sur BFMTV et RMC.

Alors que le ministre du Travail François Rebsamen présente à l'Assemblée son projet de loi sur le dialogue social, Benoît Hamon annonce sur BFMTV et RMC qu'il "pense" voter le texte. "Mais cela ne m'empêche pas d'être exigeant", ajoute-t-il. L'ancien ministre, député PS, défend trois amendements, dont l'un visant à faire reconnaître le burn-out comme une maladie professionnelle - donc à faire payer le patronat plutôt que la sécurité sociale.

Une initiative accueillie "prudemment" par le gouvernement, reconnaît Benoît Hamon. Mais "mon but n'est pas d'alourdir les charges, mais que ceux qui sont responsables de ces changements au travail soient encouragés à prévenir ces maladies." Sont autant concernés les salariés que les agriculteurs ou même les PDG, selon lui.

"Le burn-out est souvent lié aux nouvelles technologies"

"On tend à minimiser le fait qu'un salarié qui aime son travail puisse basculer du jour au lendemain dans le burn-out", analyse l'ancien ministre. "Le burn-out est souvent lié à des politiques manageriales qui font pression. C'est lié notamment aux nouvelles technologies: on ne déconnecte jamais du travail. Lorsqu'on quitte l'entreprise, on est toujours connecté. On reçoit des mails, des SMS, des injonctions à préparer un travail pour le lendemain. C'est ce trop-plein de pression qui fait que vous craquez", analyse Benoît Hamon.

D'où sa demande d'un "grand débat sur le travail" pour "permettre la prise en charge du burn-out par la branche maladie du travail". "Ces maladies, ou on les prévient, ou on les répare".

A. K.