BFMTV

Christian Paul regrette le "manque d'audace" économique de François Hollande

Pour autant, malgré ses critiques et ses mises en garde - notamment sur la réforme du code du travail, le chef de file des frondeurs a salué "la prise de conscience" du chef de l'État sur la question des réfugiés.

Christian Paul, chef de file des "frondeurs" et de l'aile gauche du PS, a estimé sur BFMTV, lundi, que François Hollande, lors de sa conférence de presse, avait manqué "d'audace" sur le plan de la politique économique, mais a salué une "prise de conscience, même tardive" sur les réfugiés. Sa critique fait écho aux paroles prononcées à propos de lui-même par le président de la République le 14 juillet dernier lors de son allocution télévisée.

Sur les annonces budgétaires et économiques, "je n'ai pas retrouvé d'audace", a expliqué Christian Paul. "Je n'ai pas retrouvé non plus les propositions du PS de fin juillet de réforme fiscale, de soutien aux collectivités locales", a-t-il ajouté, regrettant, sur les impôts, des décisions "au fil de l'eau". "Sur le Pacte de responsabilité, on voit bien que le président de la République a botté en touche", assure-t-il.

La réforme du code du travail sous surveillance avant 2017

"La stabilité, on ne peut la revendiquer que quand une politique est efficace. Le courage, c'est savoir modifier une politique dont les résultats sont très hypothétiques", a jugé Christian Paul. Le député de la Nièvre a aussi mis en garde contre toute "baisse de la protection des salariés d'ici 2017" avec la réforme du code du travail. Il faut qu'elle soit "une réforme à droits constants, ce n'est pas une ligne rouge mais un principe absolu".

Enfin, Christian Paul s'est dit "satisfait de voir que la prise de conscience s'opère sur la question des réfugiés, même si elle s'opère tardivement". "Il était indispensable qu'il y ait une parole publique du président de la République lui-même sur cette question". "Après il faut organiser concrètement l'accueil dans les territoires et l'Etat doit prendre sa part, on ne peut renvoyer uniquement la prise en charge de l'accueil aux collectivités locales et aux associations", a-t-il dit.

S.A. avec AFP