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Cambadélis: "La présidentielle, ce n'est pas la chasse aux Pokémon"

Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis

Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

Dans une interview au JDD, le premier secrétaire du Parti socialiste estime que la candidature de François Hollande à la présidentielle de 2017 est de plus en plus probable. En taclant, au passage, les candidatures multiples à gauche.

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis estime que "la balance penche" vers une candidature de François Hollande à la présidentielle de 2017, le chef de l'Etat estimant sans doute qu'"on l'a enterré un peu trop vite", dans une interview au Journal du Dimanche.

"Je crois qu'il se prépare à toutes les éventualités mais que la balance penche vers sa candidature", a déclaré le premier secrétaire du PS, "il doit penser qu'on l'a enterré un peu trop vite".

"Pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes, sa candidature est une nécessité", assure-t-il.

"L'ambiguïté" de Montebourg

"Jamais les conditions n'ont été à ce point réunies pour que Marine Le Pen soit au centre du jeu" en dépit d'un "contexte économique meilleur - même si les Français ne le perçoivent pas comme tel", remarque-t-il encore.

Et d'ajouter, face au grand nombre de candidatures recensées à gauche, "qu'il faut dire à tout un chacun que la présidentielle, ce n'est pas la chasse aux Pokémon!".

Jean-Christophe Cambadélis dit par ailleurs attendre "avec impatience" la déclaration de candidature d'Arnaud Montebourg attendue dimanche.

"Pourquoi a-t-il choisi François Hollande plutôt que Martine Aubry à la primaire de 2011? Pourquoi lui, le 'démondialisateur', le keynésien, a-t-il avalé tout cru le traité européen et le pacte de responsabilité? Pourquoi a-t-il choisi Manuel Valls?", s'interroge-t-il, avant d'ajouter: "L'ambiguïté est là".

Jé. M. avec AFP