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Bartolone sur la Syrie: "Nous étions prêts à frapper" le week-end dernier

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Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, est revenu sur le débat sur la Syrie, mercredi après-midi dans l'hémicycle.

Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, est revenu sur le débat sur la Syrie, mercredi après-midi dans l'hémicycle.

"C'est au président de la République de décider [d'une intervention]. Nos adversaires nous regardent. Je ne voudrais pas que le temps démocratique leur permette de mettre des boucliers humains", a plaidé Claude Bartolone, autrement dit de s'organiser contre une intervention militaire internationale.

"Nous avons tous été surpris par la décision de Barack Obama, a poursuivi le président de l'Assemblée. Nous étions prêts à frapper, et il y a eu la décision d'Obama". Claude Bartolone admet à demi-mots que des frappes contre la Syrie auraient dû être déclenchées le week-end dernier: "Nous intervenons pour démontrer que l'arme chimique ne peut pas être utilisée".

"La véritude de Ségolène Royal"

Interrogé par Jean-Jacque Bourdin, Claude Bartolone s'est dit "totalement contre" le retour à la défiscalisation des heures supplémentaires: "Cette mesure a fait perdre 100 000 emplois", se justifie-t-il. "L'impôt, pour moi, ce n'est pas un gros mot".
Interrogé sur les attaques de Ségolène Royal dans la presse, Claude Bartolone garde le sourire mais sort les griffes: "J'ai décidé d'être rassembleur, et si c'est la véritude de Ségolène Royal, je l'accepte. Elle améliore même ma publicité auprès des parlementaires qui se disent qu'après tout, il vaut mieux que ce soit moi qu'elle".

Alexandre Le Mer