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Anti-mariage homo: le PS met en garde l'UMP contre la "radicalisation"

Harlem Désir, lors de son arrivée au Conseil national du PS, a fustigé le silence de l'UMP au lendemain d'une manifestation contre le mariage homosexuel ponctuée de heurts.

Harlem Désir, lors de son arrivée au Conseil national du PS, a fustigé le silence de l'UMP au lendemain d'une manifestation contre le mariage homosexuel ponctuée de heurts. - -

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a dénoncé samedi le "silence assourdissant de l'UMP", après la manifestation de plusieurs milliers d'opposants au projet de loi sur le mariage pour tous vendredi. Un discours relayé par Jean-Marc Ayrault.

Au lendemain de la manifestation des anti-mariage homosexuel, Harlem Désir dénonce le "silence assourdissant" de l'UMP. Vendredi soir, plusieurs milliers d'opposants au projet de loi ont manifesté, et des heurts ont eu lieu à la fin du défilé.

"Je dénonce le silence assourdissant de l'UMP, de Monsieur Copé, et même la complicité et les termes inacceptables avec lesquels s'est exprimé Monsieur Jacob qui a de fait semblé justifier de tels comportements", a dit devant des journalistes le Premier secrétaire du PS, à son arrivée au Conseil national du Parti Socialiste.

"Rien ne justifie une telle violence devant le Sénat (...) Ces groupes fanatisés, ces groupes fascisants doivent être fermement condamnés, a dit Harlem Désir. Que l'on dise qu''il y aura du sang', comme l'ont déclaré certains des organisateurs de ce mouvement, cela ne peut pas être toléré dans la République", a ajouté le responsable socialiste.

"Une radicalisation dangereuse", estime Ayrault

"J'appelle la droite, l'opposition à montrer qu'elle a le sens des responsabilités républicaines et à se démarquer de la dérive radicale, extrémiste, violente, fascisante, de ce mouvement qui n'est pas digne du débat que nous devons avoir dans la République", a conclu Harlem Désir.

Un discours partagé par Jean-Marc Ayrault, qui a appellé à son tour l'UMP à ne pas "se laisser entraîner" dans la "radicalisation qui serait dangereuse pour la République". 

"La droite républicaine, celle de messieurs Fillon et Copé, avait, croyait-on, tiré la leçon du Pacs. Et pourtant, elle se laisse diriger par une madame (Frigide) Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et (par) madame Boutin, (qui) profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a lancé le Premier ministre.


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A.K. avec AFP