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Parti radical: Laurent Hénart élu successeur de Jean-Louis Borloo

Laurent Hénart, le maire de Nancy, succède à Jean-Louis Borloo à la tête du Parti radical.

Laurent Hénart, le maire de Nancy, succède à Jean-Louis Borloo à la tête du Parti radical. - -

Le maire de Nancy succède à Jean-Louis Borloo à la tête du Parti radical. Élu par les militants, il a obtenu 61% des suffrages.

Laurent Hénart, le maire UDI de Nancy, a été élu dimanche successeur de Jean-Louis Borloo à la tête du Parti radical. Ce sont les militants qui l'ont choisi par vote électronique, avec 61% des suffrages contre 39% pour l'ancienne ministre Rama Yade. Le vote s'est déroulé de lundi à dimanche.

Au parti radical, la campagne entre Laurent Hénart, qui faisait figure de favori, et Rama Yade a été rude, émaillée même d'accusations de fichiers gonflés. Au final, le nombre d'inscrits s'est élevé à 6.596, très en dessous des quelque 13.000 estimés durant la campagne par Laurent Hénart, et celui des votants à 4.556 et on compte 49 bulletins blancs, a indiqué la commission de contrôle.

Mais déjà, un obstacle s'élève: Rama Yade conteste dimanche soir l'élection de Laurent Hénart, qu'elle accuse d'"illégitimité".

L'élection du président de l'UDI à l'automne

Jean-Louis Borloo, qui présidait le parti depuis 2007, et l'UDI depuis sa création en 2012, a quitté la vie politique en avril pour raisons de santé, abandonnant tous ses mandats.

Après avoir été l'une des composantes de l'UDF, puis associé à l'UMP, le Parti radical est une des composantes les plus importantes de l'UDI, avec le Nouveau Centre d'Hervé Morin, depuis la création en 2012 de ce rassemblement.

La prochaine étape pour la succession de Jean-Louis Borloo sera l'élection du président de l'UDI, à l'automne, pour laquelle deux députés, Yves Jego et Jean-Christophe Fromantin sont déjà candidats, et deux autres, Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde, intéressés.

"Un gros travailleur"

Avant de devenir maire, Laurent Hénart, 45 ans, qui milite depuis ses 20 ans dans ce parti, a connu les arcanes parisiennes du pouvoir. Il a fait partie de l'équipe "Cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo de 2004 à 2005, comme secrétaire d'Etat à l'intégration professionnelle, benjamin du gouvernement Raffarin sous la présidence de Chirac.

En 2007, il devient numéro deux du Parti radical lorsque Jean-Louis Borloo en prend la présidence. Après avoir été député de Meurthe-et-Moselle de 2002 à 2012, il ne résiste pas à la vague rose il y a deux ans et perd son siège à l'Assemblée.

"Il est dans la profondeur de vue, la recherche du consensus", dit de lui l'ancien ministre radical Yves Jégo. Certains de ses détracteurs ont pu lui reprocher un certain dilettantisme. Au contraire, assure Maurice Leroy, "c'est un besogneux, un gros travailleur". "Il trace son sillon", commente-t-il.

A. K. avec AFP