BFMTV

Valls s'emporte à l'Assemblée sur le mariage homosexuel

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à l'Assemblée nationale le 23 avril 2013.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à l'Assemblée nationale le 23 avril 2013. - -

Répondant à une question du député UMP Etienne Blanc sur la loi sur le mariage pour tous, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'en est pris, ce mardi, aux différentes actions violentes des dernières semaines des opposants au projet de loi .

"De quelles violences parlez-vous?", Manuel Valls a martelé la question lors de la séance des questions au gouvernement ce mardi à l'Assemblée nationale. Une heure avant le vote solennel de la loi sur le mariage pour tous, il répondait à une question du député UMP Etienne Blanc qui l'interpellait sur l'envoi des forces de l'ordre lors des manifestations des opposants au projet de loi.

Il a d'abord rappelé le contexte: "depuis des mois le pays s'est saisi d'un débat qui concerne toute la société. Le Sénat discute de ce sujet depuis des semaines. L'Assemblée nationale en toute légitimité va voter dans un instant ce texte de loi important qui a déjà été adopté par beaucoup de pays en Europe et dans le monde".

Une violence qui s'en prend "à des couples homosexuels"

Puis vigoureusement, il a enchaîné sa série de questions. "De quelles violences parlez-vous? Sinon de celles, de ceux qui après avoir mis en cause la justice contestent la légitimité du président de la République, contestent la légitimité du Sénat, contestent la légitimité de l'Assemblée nationale, contestent la légitimité des parlementaires de faire et de voter la loi", a d'abord demandé Manuel Valls faisant face aux rangs de l'opposition.

"De quelles violences parlez-vous? Sinon de celles qui s'en prennent à des couples homosexuels, à des couples, gay ou lesbiennes à Lyon, à Bordeaux, à Nice, à Lille et à Paris. De quelles violences parlez-vous? Sinon de ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre", a continué le ministre de l'Intérieur avec beaucoup d'intensité tandis que les bancs de la majorité l'applaudissaient.

"De quelles violences parlez-vous? A ces groupes qui s'en prennent par des menaces directes à des parlementaires de gauche et de droite pour qu'ils ne votent pas cette loi" a-t-il conclu avant de rejoindre son siège sous les huées de l'aile droite de l'hémicycle.

A LIRE AUSSI:

>> DIRECT VIDEO - Taubira: "les premiers mariages seront beaux"
>> Mariage homo: le Conseil constitutionnel peut-il retoquer la loi? >> Mariage homo: de la poudre de munitions dans une lettre à Bartolone >> Notre dossier sur le mariage homosexuel

Elise Maillard