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Standing ovation des députés de la majorité pour Taubira

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ARENE PARLEMENTAIRE - Appel à la démission de Christiane Taubira, Manuel Valls invectivé sur le chômage. Les questions au gouvernement de ce mercredi 28 janvier ont trouvé leurs couleurs habituelles. La retenue imposée par l'unité nationale est véritablement du passé.

Après quelques séances extraordinairement calmes en raison de la réserve imposée par l'unité nationale, les (mauvaises) habitudes ont repris mercredi à l'Assemblée nationale où les questions au gouvernement ont été, une fois de plus, agitées.

# Appel à la démission de Taubira

Estimant qu'il existe "un double discours pénal au sein de l'exécutif", et alors que la "guerre" contre le terrorisme doit "être totale", le député UMP Yannick Moreau a jugé que "la question de la participation de Christiane Taubira au gouvernement était clairement posée aujourd'hui". "La ligne de la France doit être claire, affirmée, incarnée", a lancé le député.

La Garde des Sceaux est dans le viseur d'une bonne partie de l'opposition depuis sa nomination au gouvernement. Son supposé "laxisme" a déjà été pointé du doigt par les opposants à sa réforme pénitentiaire. La loi sur le mariage homosexuel, une Marseillaise non chantée et les écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy lui avaient également valu les mêmes griefs.

En réponse, la ministre de la Justice a été très chaleureusement applaudie sur les rangs de la gauche.

Le ministre de l'Intérieur a lui aussi tenu à apporter son soutien, en affirmant en fin de séance "avec force et sincérité" que dans la lutte antiterroriste, "rien n'aurait été possible sans l'engagement absolument déterminé de la Garde des Sceaux".

# Valls: "Il est impossible de créer de l'emploi"

Au lendemain de la publication des chiffres du chômage, deux députés UMP ont apostrophé le Premier ministre sur la politique du gouvernement. "Si vous êtes incapables d'honorer votre promesse d'inversion de la courbe du chômage alors inversez votre politique", lui a ainsi lancé le député UMP Gérard Cherpion.

"Le temps de vous poser cette question, cinq personnes auront rejoint les 5.521.000 demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi, 321.000 de plus sur un an", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre qui avait souligné mardi qu'il ne fallait "pas s'attendre à des miracles", a affirmé qu'avec "une croissance autour de 0%, il est impossible de créer de l'emploi". Expliquant qu'il fallait prendre ce sujet "avec sérieux et modestie", il a lancé à l'attention de la droite: "Nous sommes en train de faire ce que vous avez été incapables de faire quand vous étiez au pouvoir". Ce qui n'a pas manqué de susciter l'indignation sur les bancs de la droite.

# "Lorsque vous étiez aux responsabilités"

Interrogée sur la grogne des médecins par le député UMP, Arnaud Robinet, la ministre de la Santé a elle aussi renvoyé l'opposition à ses anciennes responsabilités. Un ping-pong qui dure depuis près de trois ans, comme l'a souligné avec ses doigts l'un des députés UMP.

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Karine Lambin