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Pas de "grande dérive fasciste" en France selon Malek Boutih (PS)

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La France n'est "pas en train de basculer dans une grande dérive fasciste", a affirmé mercredi l'ancien vice-président de SOS Racisme Malek Boutih. Le député socialiste de l'Essonne réagissait à la polémique entraînée par la couverture de l'hebdomadaire Minute, insultante à l'égard de la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

"Il faut garder les proportions", a ajouté Malek Boutih à la sortie de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée. Pour le député, "il y a évidemment l'extrême droite qui profite du malheur des Français. Mais si l'on veut [la] repousser, il vaut mieux rassembler les Français que de suivre une logique d'affrontement en permanence".

"On n'est pas là pour pousser à bout toutes les opinions et faire de la publicité à Mme Le Pen du matin au soir", a lancé le député de l'Essonne, prévenant qu'il n'avait "pas envie de la voir au second tour d'une élection présidentielle".

Malek Boutih a fustigé "une extrême droite qui n'a jamais changé" et l'hebdomadaire Minute qui tient "depuis des mois des propos scandaleux, bouleversants", avec des "insultes à l'égard des étrangers, des Roms". Le vice-président de SOS Racisme de 1985 à 1992 a par ailleurs considéré que "la responsabilité de la gauche, des parlementaires, des Républicains est de voir tout ce qui nous permet de continuer à être ensemble". "Il faut plutôt faire confiance à la France tolérante, qui est tout de même l'immense majorité de ce pays" a conclu Malek Boutih.

M.K. avec AFP