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Dernières manœuvres des députés pour se rattacher à un parti politique

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Photo d'illustration - Eric Feferberg - AFP

Les élus ont jusqu'à ce jeudi soir pour se rattacher administrativement à un parti. Chaque inscription rapporte 37 000 euros à la formation politique choisie.

Ce jeudi, les députés ont une formalité à accomplir, si elle n'est pas déjà faite: ils doivent déclarer leur appartenance à un parti politique. Une démarche administrative qui paraît banale, mais qui permet d'assurer en partie le financement des partis politiques.

Or la recomposition qui résulte de l'élection d'Emmanuel Macron bouleverse les usages. Et il y a un enjeu: chaque député rapporte 37 000 euros de subventions publiques par an au parti auquel il est rattaché, rappelle Le Figaro.

Le choix complexe des députés d'Agir

Le cas des députés La République en marche ne devrait pas poser de problème. Mais certains demeurent toujours non résolus, comme celui de Manuel Valls: le député est apparenté LaREM mais n'est pas adhérent. Il aurait fini par se rattacher financièrement au parti fondé par Emmanuel Macron.

Le député PS d'Ille-et-Vilaine, François André, a été élu en tant que candidat du PS. Mais juste avant le début de la nouvelle législature, le 27 juin dernier, il a choisi de siéger au côté d'En Marche. Logiquement, il a donc décidé de se rattacher à son nouveau parti.

C'est à droite que les choses se complexifient. Les députés d'Agir, anciens Constructifs, ont tranché: ils ont décidé de ne plus rien verser aux Républicains. Ils actent ainsi une fois encore la rupture avec leur parti, et devraient demander que le financement soit transféré à l'UDI, selon Le Figaro. Seuls deux députés, Marine Brenier et Jean-Luc Warsmann, qui n'ont pas signé la tribune d'Agir, ont décidé de rester chez les Républicains.

A. K.