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Pacte de responsabilité : "Arrêtons toutes ces strates de papelards"

La campagne "1 million d'emplois en 5 ans", lancée par 1.500 petits patrons, fait écho à l'annonce de François Hollande.

La campagne "1 million d'emplois en 5 ans", lancée par 1.500 petits patrons, fait écho à l'annonce de François Hollande. - -

François Hollande présentera ce mardi après-midi son pacte de responsabilité aux Français. Les petits patrons, réunis lundi dans le Nord, en espèrent beaucoup.

Lors d’une conférence de presse très attendue, François Hollande présentera ce mardi après-midi son pacte de responsabilité aux Français. Le président de la République l'avait évoqué rapidement lors de ses vœux, le 31 décembre dernier, il devrait le détailler ce mardi.
Un pacte dont les petits patrons espèrent beaucoup, notamment dans le Nord, où 1.500 d’entre eux se sont réunis lundi à l'appel du MEDEF, à Marcq-en-Barœul. Cette mobilisation importante consistait à lancer la campagne "1 million d'emplois en 5 ans". Il s'agit d'un engagement qui fait écho à l'annonce de François Hollande.
L'idée consiste en un "deal" proposé aux patrons : une baisse des charges pour les entreprises en échange d'embauches et d'un dialogue social accru.
Cette proposition séduit les entreprises et notamment le Medef : "c'est l'électrochoc que j'attendais", a confié lundi son président, Pierre Gattaz. Pour lui, les allègements de charges pourraient "créer des poches de 50.000 à 100.000 emplois dans les prochaines années".

"Si je donne 1.500 euros à un salarié, ça va me coûter près de 3.000 euros"

Olivier dirige une entreprise de 300 personnes dans le bâtiment, il souhaite "conserver ses effectifs" dans une conjoncture "déprimée". Il réclame une baisse des charges "de 10%" pour permettre "dix embauches de plus par an".
Véronique, directrice d’une galerie d’art, a dû débaucher une salariée, "faute de puissance financière" malgré ses besoins. "Si je donne 1.500 euros à un salarié, ça va me coûter près de 3.000 euros, c’est beaucoup trop", déplore-t-elle.
Eric a 17 salariés sous ses ordres, il dénonce "les strates de papelards" qui "tuent les petites entreprises." Il évoque "deux personnes" employées rien que pour gérer l’administratif.

La rédaction avec L. Top