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"Nous serons intraitables": la réponse de Jean Castex après l'attaque de Champigny-sur-Marne

Jean Castex à l'Assemblée nationale.

Jean Castex à l'Assemblée nationale. - Alain Jocard

Le Premier ministre, invité ce matin sur France Info, a réagi à l'attaque par une quarantaine de personnes du commissariat de Champigny-sur-Marne survenue ce week-end.

"On ne se laissera pas faire!" Jean Castex ne cache pas sa colère et son indignation après l'attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne survenue dans la nuit de samedi à dimanche.

Invité ce lundi matin sur France Info, le Premier ministre a assuré du "soutien sans failles" de l'Etat aux forces de sécurité, évoquant par la même occasion l'attaque de deux policiers à Herblay la semaine dernière.

"Ils auront affaire à nous"

"Quand on voit un commissariat attaqué et deux policiers sauvagement agressés, on se dit que c'est l'Etat et la République qui sont pris pour cibles", a déclaré Jean Castex. "Nous serons intraitables", ajoute-t-il par ailleurs.

Pour le Premier ministre, les policiers de Champigny-sur-Marne ont "fait preuve d'un immense sang froid et ont parfaitement agi" le soir de l'attaque de leurs locaux. Au sujet des auteurs de l'attaque du commissariat, il a par ailleurs assuré que celles-ci allaient venir.

"Les moyens que nous employons dérangent les trafics. Cela ne leur plaît pas. Ils réagissent mais ils auront afaire à nous. On ne se laissera pas faire!", répond Jean Castex.

Mais au-delà des déclarations, Jean Castex a également exposé les actions entreprises par l'État pour lutter contre l'insécurité, "l'une des priorités de mon gouvernement".

L'insécurité, "le point faible de notre pays"

Il a notamment dressé le chiffre de 10.000 policiers qui ont été, sont ou seront recrutés au cours de ce quinquennat, affirmant que "cela n'était pas arrivé depuis des décennies". Autre réponse, cette fois-ci pénale: le budget de la Justice qui augmentera de 8% en 2021.

Reste que les derniers chiffres sur l'insécurité, tant sur les homicides que sur les violences sexuelles, sont en hausse.

"C’est le point faible de notre pays", reconnaît Jean Castex qui impute en partie cette recrudescence des actes de violence au confinement.

Le Premier ministre a également annoncé la révision du rôle de la police municipale, qu'il s'agisse de leur armement mais aussi des prérogatives dont ils disposent actuellement. Une rôle qui prendrait une autre forme par le biais d'une proposition de loi, même si Jean Castex appelle à la coopération entre l'exécutif et les élus locaux.

"La responsabilité première c’est celle de l’Etat et il ne va pas s’y soustraire, mais la lutte contre l'insécurité mobilise tout le monde", conclut le Premier ministre
Hugues Garnier Journaliste BFMTV