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Nicolas Sarkozy se rendrait en Libye jeudi

Affiche représentant Nicolas Sarkozy, début juillet à Benghazi. Le président français est attendu jeudi en Libye en compagnie du Premier ministre britannique David Cameron, selon une source proche du Conseil national de transition libyen (CNT). /Photo pri

Affiche représentant Nicolas Sarkozy, début juillet à Benghazi. Le président français est attendu jeudi en Libye en compagnie du Premier ministre britannique David Cameron, selon une source proche du Conseil national de transition libyen (CNT). /Photo pri - -

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy est attendu jeudi en Libye, où il prononcera un discours à Benghazi avant de se rendre à Tripoli, a confirmé...

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy est attendu jeudi en Libye, où il prononcera un discours à Benghazi avant de se rendre à Tripoli, a confirmé mercredi une source proche du Conseil national de transition libyen (CNT).

Le président français avait annoncé au début du mois qu'il irait en Libye quand les dirigeants du CNT seraient installés à Tripoli, ce qui est le cas depuis le début de cette semaine.

L'Elysée a refusé jusqu'à présent de confirmer ce voyage mais rappelé que le chef de l'Etat avait dit qu'il irait en Libye "quand toutes les conditions seront réunies".

Compte tenu des conditions de sécurité de ce type de déplacement, il est peu probable qu'il soit annoncé à l'avance, précise-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy est attendu jeudi matin à Benghazi, fief de l'insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi, à l'est du pays. Selon une source proche du CNT, il y prononcera un grand discours, sur la Place de la Liberté, face à la mer.

Au moment où se pose la question de la transition démocratique de la Libye et de la nature de son futur régime, ainsi que de l'influence des islamistes, le discours portera "sur les valeurs", précise une source familière du dossier.

Le président français se rendra ensuite à Tripoli, la capitale libyenne longtemps restée aux mains de Mouammar Kadhafi et de son armée, pour rencontrer les dirigeants du CNT.

Il pourrait également rouvrir symboliquement l'ambassade de France, dit-on de source proche du CNT.

La sécurité du voyage du chef de l'Etat serait assurée par quelque 160 policiers français, ont rapporté plusieurs syndicats policiers.

Quatre-vingts CRS et autant de policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) et du Raid devraient être acheminés sur place dans la nuit de mercredi à jeudi, ont-ils précisé.

Emmanuel Jarry, avec Yann Le Guernigou, édité par Marc Angrand