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Nicolas Sarkozy met en garde les diviseurs de la majorité

Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, en novembre dernier. Au lendemain des élections cantonales, le chef de l'Etat a mis en garde lundi lors d'une réunion de responsables de droite, les diviseurs de la majorité, visant notamment, selon un participant, so

Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, en novembre dernier. Au lendemain des élections cantonales, le chef de l'Etat a mis en garde lundi lors d'une réunion de responsables de droite, les diviseurs de la majorité, visant notamment, selon un participant, so - -

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a lancé lundi une mise en garde aux dirigeants de la majorité tentés de prendre leurs distances après le revers de la droite aux élections cantonales, ont rapporté des participants à la réunion hebdomadaire des dirigeants de l'UMP à l'Elysée.

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a lancé lundi une mise en garde aux dirigeants de la majorité tentés de prendre leurs distances après le revers de la droite aux élections cantonales, ont rapporté des participants à la réunion hebdomadaire des dirigeants de l'UMP à l'Elysée.

Le président de la République, disent-ils, a relativisé le succès de la gauche en faisant valoir qu'elle ne gagnait pour le moment que deux départements métropolitains, le Jura et les Pyrénées-Atlantiques, alors que la droite en a reconquis un, le Val-d'Oise.

Tout en admettant une réelle poussée du Front national, il a d'autre part souligné que le parti d'extrême droite présidé par Marine Le Pen n'avait remporté que deux sièges.

"Il a dit que c'était beaucoup de bruit pour rien", commente un des participants, selon qui Nicolas Sarkozy a invité les responsables présents à ne pas se laisser décourager.

Le chef de l'Etat a également relativisé ces résultats en soulignant que tous les gouvernements d'Europe étaient aujourd'hui en difficulté.

En revanche, "le président a mis en cause les radicaux et mis en garde ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de la majorité", a déclaré un autre dirigeant de l'UMP.

Comme le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui était présent, "il a insisté sur l'importance de l'unité et du rassemblement", confirme un autre responsable du parti présidentiel, selon qui "c'est plutôt Borloo qui était visé".

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, qui a quitté le gouvernement en novembre dernier, a commencé à prendre publiquement ses distances avec l'UMP et sa direction, ce qu'il pourrait confirmer lors de l'émission "A vous de juger", le 7 avril, sur France 2.

A en croire un des responsables de l'UMP présents, le chef de l'Etat a laissé entendre qu'il s'en tenait à sa stratégie de candidat unique de la droite et du centre-droit au premier tour de l'élection présidentielle de 2012.

"Ce n'est certainement pas là (au centre) que se situe le besoin des électeurs", a-t-il déclaré en substance, selon ce dirigeant, en faisant valoir que, pour les centristes, les résultats des cantonales n'avaient pas été au rendez-vous de leurs espérances, y compris en terres radicales.

Selon les mêmes participants, Nicolas Sarkozy a jugé nécessaire de poursuivre le débat sur la laïcité, contesté au sein même de l'UMP, et d'"en organiser d'autres sur l'emploi, la sécurité", précisant que c'était le rôle du parti.

"Il a insisté sur le fait qu'il fallait travailler sur le régalien mais aussi sur l'emploi et les thèmes économiques, y compris le pouvoir d'achat, parce que ce sont les préoccupations des Français", a expliqué à Reuters l'un de ces responsables.

Emile Picy, Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry, édité par Patrick Vignal