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Nicolas sarkozy justifie la manière forte contre les blocages

En déplacement dans l'Eure-et-Loir, où il est notamment intervenu devant des ouvriers de Roller Grill International, une PME spécialisée dans les équipements de cuisine, Nicolas Sarkozy a justifié l'emploi de la manière forte pour débloquer les dépôts de

En déplacement dans l'Eure-et-Loir, où il est notamment intervenu devant des ouvriers de Roller Grill International, une PME spécialisée dans les équipements de cuisine, Nicolas Sarkozy a justifié l'emploi de la manière forte pour débloquer les dépôts de - -

par Yann Le Guernigou BONNEVAL, Eure-et-Loir (Reuters) - Nicolas Sarkozy a justifié jeudi l'emploi de la manière forte pour débloquer les dépôts de...

par Yann Le Guernigou

BONNEVAL, Eure-et-Loir (Reuters) - Nicolas Sarkozy a justifié jeudi l'emploi de la manière forte pour débloquer les dépôts de carburant, accusant les manifestants qui en barrent les accès de prendre les Français en otage.

En déplacement dans l'Eure-et-Loir, il a également fustigé les auteurs des violences survenues ces derniers jours en marge de manifestations de jeunes à Lyon, déclarant que "les casseurs n'auront pas le dernier mot".

Venu parler des problèmes du monde rural à Bonneval, une petite ville tranquille de la Beauce, le chef de l'Etat a évoqué sa réforme des retraites et l'opposition qu'elle suscite, d'abord devant les ouvriers d'une PME puis lors d'une table ronde avec des élus du département.

"On n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien, dans leur vie quotidienne", a-t-il dit à propos des blocages de dépôts d'hydrocarbures.

"On ne peut pas être le seul pays au monde où, quand il y a une réforme, une minorité veut bloquer les autres. Ce n'est pas possible, ce n'est pas ça la démocratie", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy était accompagné du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui se tenait informé heure par heure du déroulement des manifestations organisées à l'occasion d'une journée de mobilisation étudiante contre la réforme des retraites.

UNE RÉFORME POUR LES LYCÉENS

Il est revenu sur la situation à Lyon, où des violences sont intervenues ces derniers jours en marge des défilés, pour juger ces débordements "scandaleux".

Leurs auteurs seront "arrêtés, retrouvés et punis, à Lyon comme ailleurs, sans aucune faiblesse. Parce que dans notre démocratie il y a des tas de moyens de s'exprimer, mais la violence la plus lâche, la plus gratuite, ça ce n'est pas acceptable", a-t-il indiqué.

Evoquant la participation des lycéens aux manifestations, il a déclaré qu'elle n'était "pas très raisonnable" si l'on tient compte du fait qu'"il y en a un sur deux qui vivra jusqu'à 100 ans".

"Ces lycéens-là, ce qu'on ne leur dit pas, c'est que la réforme elle est faite pour eux, parce que je l'affirme, c'est parce qu'on fera la réforme des retraites qu'ils n'auront pas à payer deux fois, une fois pour eux, une fois pour leurs parents", a-t-il encore déclaré.

Comme il l'avait fait lors de ses précédentes visites dans les entreprises, le chef de l'Etat s'est livré à une pédagogie de sa réforme devant les ouvriers de Roller Grill International, une PME spécialisée dans les équipements de cuisine, pour défendre son équité.

"L'injustice serait d'avoir un système où, après toute une vie de travail, on ne soit pas certain que sa retraite sera payée", a-t-il dit.

"Je suis persuadé que les Français le comprennent au fond d'eux-mêmes. Ce n'est pas en bloquant, en empêchant les gens d'aller travailler, qu'on va faciliter les choses parce que si on empêche les entreprises comme la vôtre de travailler, qui va payer ? C'est votre emploi !"

Edité par Yves Clarisse