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Mort de Vanille à Angers: des "questions se posent", selon le gouvernement

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Ce lundi, le gouvernement appelle à la prudence, tout en reconnaissant que des "questions" sont légitimes.

24 heures après avoir retrouvé le corps de Vanille, un an, à Angers, des interrogations émergent concernant le droit de garde dont disposait la mère de la victime. Nathalie Stephan, 39 ans, qui a avoué avoir tué son enfant vendredi, pouvait passer du temps seul avec son enfant, alors même qu'elle présentait des troubles psychiatriques importants. Ce lundi, le gouvernement appelle à la prudence, tout en reconnaissant que des "questions" sont légitimes.

Question "d'appréciation"

Invitée de l'émission "L'instant politique" sur France Info, Nicole Belloubet a tenu à souligner que "ce n'était pas la première fois que la mère restait seule avec l'enfant."

"La question est une question d'appréciation de la possibilité de laisser la mère en présence des enfants. C'est parfois très difficile de rompre tout lien familial, y compris pour l'enfant", a-t-elle poursuivi.

Elle appelle à faire preuve de prudence: "L'enquête, puis l'information judiciaire permettront de savoir les difficultés qu'il y avait. Mais c'est difficile à l'heure actuelle de porter une appréciation." La Garde des Sceaux refuse donc de parler, pour l'heure, de dysfonctionnement: "C'est prématuré pour le dire."

"La procédure a été respectée"

Egalement interrogé au micro de France Info, Adrien Taquet a aussi demandé à "être extrêmement prudent" sur l'affaire et rappelle qu'une "enquête judiciaire est en cours". Mais le secrétaire d'État à la protection de l'enfance reconnaît qu'il y a des "questions de fond" qui se posent:

"Comment a-t-on pu décider de confier un enfant à une mère dont le profil psychiatrique semble effectivement compliqué ? (...) Quand on a pris cette décision, est ce que l'intérêt supérieur de l'enfant a primé sur le maintien du lien biologique?", s'interroge-t-il.

Concernant le suivi, "pour ce que j'en sais, la procédure a été respectée", dit-il, avant de poursuivre:

"Maintenant, nous devons évaluer dans quelle mesure il a été décidé initialement de confier à cette mère, qui a des troubles psychiatriques, la possibilité de voir sa fille et de la voir seule. Cela a peut-être évolué d'ailleurs au fil du temps. Peut-être qu’initialement, c'était médiatisé et cela ne se passait pas trop mal, donc on lui a donné la possibilité de la voir seule."

"Quand la mère, le père est toxique pour l'enfant, il faut savoir rompre ce lien", a conclu Adrien Taquet.

Esther Paolini