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Mélenchon prêt à accueillir Lienemann et Maurel chez les Insoumis, mais pas Dray

Jean-Luc Mélenchon invité du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1-CNews-Les Echos ce dimanche

Jean-Luc Mélenchon invité du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1-CNews-Les Echos ce dimanche - Europe 1

Le député des Bouches-du-Rhône tend les bras aux deux sortants mais semble peu enclin à accueillir Julien Dray, qui serait lui aussi sur le point de quitter le Parti socialiste.

Ils sont les bienvenus chez les Insoumis. Les ex-représentants de l'aile gauche du PS, Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter leur parti, ont "naturellement leur place" à la France insoumise y compris sur la liste des européennes, a indiqué ce dimanche Jean-Luc Mélenchon.

"Il reste 14 ou 15 places à pourvoir (...) dans toute la liste" de la France insoumise aux élections européennes de mai 2019 "depuis les éligibles jusqu'aux non éligibles", a précisé sur Europe1-CNews le patron de LFI.

"C'est la commission électorale qui décide de ces choses-là. (...) Ce sont des militants (qui) sont parfaitement capables de comprendre qu'un événement pareil, comme une nouvelle scission du Parti socialiste, venant vers nous d'une manière honnête, sincère, (...) ont naturellement leur place dans ce label commun", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

"D'accord sur les fondamentaux"

"Personne ne rallie l'autre", "nous faisons converger des gens qui constatent qu'ils sont d'accord sur les fondamentaux", a insisté Jean-Luc Mélenchon. "Ce sera facile pour eux de trouver leur place, si naturellement ils respectent le cadre".

Le chef de file des députés LFI a semblé en revanche moins enclin à accueillir Julien Dray, autre représentant de l'aile gauche du PS qui pourrait aussi quitter le parti. Il doit tenir "compte du fait que nous ne sommes pas la mer des Sargasses. Il ne suffit pas de quitter le PS pour arriver à la France insoumise".

Il est "d'humeur changeante et a le passé d'un homme qui a collé de très près à François Hollande qui, pour nous, représente le maximum de ce qu'on peut faire en dévastation politique", a estimé Jean-Luc Mélenchon.

Estimant que "plusieurs centaines" de militants pourraient quitter le PS dans la foulée de ces défections, il a assuré que "tous les socialistes qui en ont par dessus la tête du vaisseau fantôme ont un lieu d'atterrissage".

CR avec AFP