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Marine Le Pen entamera sa campagne présidentielle "mi-février"

A Fréjus, Marine Le Pen a déclaré que sa campagne présidentielle commencerait officiellement en février 2017. Ce qui ne l'a pas empêchée d'entamer les hostilités face à un public acquis à sa cause.

Marine Le Pen, présidente du Front national, a annoncé samedi à Fréjus (Var), lors des "Estivales" de son parti, qu'elle organise, qu'elle commencerait sa "campagne présidentielle proprement dite mi-février avec une convention présidentielle."

"Il y aura deux séquences dans cette campagne, la pré-campagne et la campagne. La campagne ne peut pas se dérouler sans adversaire", a-t-elle annoncé devant des journalistes, en référence à la primaire à droite à l'automne et celle annoncée à gauche en janvier.

Le rendez-vous de mi-février sera le "lancement officiel de la campagne". A cette période, le programme du parti (qui ne devrait pas connaître d'évolution majeure par rapport à 2012) sera rendu public, a-t-elle précisé.

"Hâte que le match ait lieu"

Pendant sa pré-campagne, Marine Le Pen compte "mettre en place toutes les conditions pour que pour la vraie campagne il n'y ait plus qu'à appuyer sur le bouton", citant notamment les "structures" pour accueillir ceux qui ne veulent pas appartenir au FN mais veulent participer à la campagne.

"J'ai hâte que le match ait lieu, il va nous permettre de poser les débats essentiels à la survie de notre pays tels que nous le connaissons", a aussi dit l'eurodéputée, déclinaison du slogan de ce week-end varois : "Vivement 2017!"

"C'est un fait, une réalité, nous sommes au-dessus de la mêlée" estime encore Marine Le Pen, précisant la posture qu'elle va adopter jusqu'en mai 2017: "Je suis et je serai dans cette présidentielle la candidate du peuple." 

Contre Sarkozy... et les journalistes

Devant les journalistes, Marine Le Pen s'en est prise à Nicolas Sarkozy qui l'avait attaquée jeudi sur France 2: l'ancien chef de l'Etat a été "promoteur d'une immigration massive, d'un laxisme total ou d'un communautarisme ravageur", a tancé la présidente du Front National. 

Des déclarations que certains journalistes n'ont pas pu entendre, car le FN avait décidé de leur refuser l'accès aux "Estivales". Alors qu'une dizaine de sociétés de journalistes de grandes rédactions ont protesté contre cette "censure", Marine Le Pen a justifié ainsi cette interdiction : "Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des militants politiques".

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Marine Le Pen

la rédaction avec AFP