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Mariage pour tous : Valls va étudier une interdiction du "Printemps français"

"Laissez-moi vous dire mon inquiétude", a insisté Manuel Valls.

"Laissez-moi vous dire mon inquiétude", a insisté Manuel Valls. - -

Manuel Valls a annoncé vendredi qu'une interdiction du "Printemps français", la frange radicale du mouvement d'opposition au mariage pour tous, allait être étudiée après les menaces proférées à l'encontre de plusieurs personnalités ainsi que du gouvernement.

A deux jours d'une nouvelle manifestation des opposants à la loi sur le mariage homosexuel promulguée le 18 mai, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dit s'attendre à une forte présence de groupes d'extrême droite dimanche dans le cortège parisien. Dans un communiqué publié mercredi, le "Printemps français" menace de prendre pour cible "le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration et les lobbies où s'élaborent les programmes de l'idéologie et les organes qui la diffusent". "C'est un appel à la violence et il y a de nombreuses menaces même de mort et je ne les prends pas à la légère", a réagi Manuel Valls sur France Info. "La justice va devoir agir parce que c'est intolérable que dans la République il puisse y avoir ces messages de haine."
Interrogé sur une possible interdiction du "Printemps français", il a répondu: "Bien sûr, nous allons l'étudier parce que ces propos sont inacceptables, il n'y a pas de place pour des groupes qui défient la République, la démocratie et qui s'attaquent aussi à des individus."

"Il est temps que tout le monde accepte cette loi"

La figure de proue de "la manif pour tous", Frigide Barjot, a indiqué ne plus se sentir en sécurité et être la cible des mouvements d'extrême droite. Elle doit décider ce vendredi de son éventuelle participation à la manifestation de dimanche. "Laissez-moi vous dire mon inquiétude", a insisté Manuel Valls. "Des groupes radicaux d'extrême droite veulent venir en nombre, non pour manifester mais pour créer l'affrontement et le désordre et pour s'en prendre aux symboles de la République." A partir du moment où une loi a été votée par le parlement, qu'elle a reçu l'aval du Conseil constitutionnel, "il est temps que tout le monde accepte ce choix", a ajouté le ministre.

J.V. avec Reuters