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Mailly : « Le gouvernement veut faire baisser la tête aux gens »

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Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a évoqué la loi sur le service minimum à l’école adoptée par l’Assemblée Nationale.

Invité jeudi 17 juillet, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, est revenu sur la loi sur le service minimum à l'école : « Ce n'est pas une mesure équitable, pour deux raisons. Obliger quelqu'un à se déclarer gréviste 48 heures avant, ça veut dire qu'il ne pourra pas se décider dans les dernières 48 heures. Le droit de grève, c'est aussi un droit individuel, c'est le choix pour le salarié de faire ou de ne pas faire la grève. Pendant 48 heures, en fonction de ce qu'il aura dit, il ne pourra plus décider. Ce n'est pas acceptable, c'est une remise en cause du droit de grève. »

« Par exemple, si le président de la République fait une provocation un jour avant la grève, ce qui lui arrive, ça peut décider des gens à faire grève. S'ils ont dit qu'ils ne faisaient pas grève, ils ne pourront pas. Il y a une formidable hypocrisie : ils nous disent que c'est pour que les enfants soient gardés et dans le même temps ils voudraient étendre le travail le dimanche. Comment vont faire les gens pour faire garder les enfants le dimanche s'ils doivent bosser ? Ce n'est pas sérieux, ce genre de choses. »

« Mr Darcos reconnaît lui-même que, dans les écoles maternelles et primaires, dans la très grande majorité des cas, les instits préviennent les parents avant. Donc il y a vraiment une volonté de faire baisser la tête aux gens, un comportement qu'on appelle réactionnaire. »

La rédaction-Bourdin & Co