BFMTV

Les soutiens de Macron dans le collimateur de Solférino

Emmanuel Macron et Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, en septembre 2016

Emmanuel Macron et Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, en septembre 2016 - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Après avoir quitté le gouvernement, Emmanuel Macron a été défendu par des maires et parlementaires PS. Malgré les menaces d'exclusion du parti, ses supporters continuent d'apporter leur soutien à l'ancien ministre.

Depuis le 12 juillet dernier et son premier meeting, Emmanuel Macron multiplie les représentations devant ses soutiens. L'ancien ministre de l'Economie peut compter sur des élus PS, qui se sont ralliés à sa cause, malgré les avertissements de la rue de Solférino.

Surnommés "les même pas peur", comme le raconte L'Opinion, ces élus sont directement visés par les menaces d'exclusion de Jean-Christophe Cambadélis.

Dans la foulée de la démission d'Emmanuel Macron, le premier secrétaire du PS avait rappelé les règles en vigueur au sein du parti

"Nul ne peut soutenir un candidat contre celui du PS sans s'exposer à une exclusion". 

Un nouveau "souffle" pour certains socialistes

Pourtant Gérard Collomb à Lyon ou encore François Patriat à Dijon, Jacques Bridey à Fresnes et Dominique Baert à Wattrelos n'ont pas hésité à apporter officiellement leur soutien à l'ancien ministre. François Patriat estimait par exemple qu'Emmanuel Macron "redonne du souffle à la politique". Dominique Baert défendait, après sa démission, son bilan au ministère de l'Economie. 

Ce mardi soir, le fondateur d'En marche tient un nouveau meeting au Mans. Le sénateur-maire Jean-Claude Boulard assure à Ouest-France qu'il "n'adhère pas au mouvement" mais "apprécie la démarche de Macron". Le 18 octobre, Emmanuel Macron sera en meeting à Montpellier. Une ville tenue par Philippe Saurel, exclu du PS depuis janvier 2014 qui n'affiche cependant pas son soutien à l'ex-ministre.

Une posture en demie-teinte que l'on retrouve aussi chez le maire de Strasbourg, Roland Ries. Le socialiste se trouvait au premier rang à la Mutualité, le 12 juillet dernier. Trois mois plus tard, l'édile semble avoir fait marche arrière en étant absent du meeting qui se tenait dans sa propre ville. Il affirmait d'ailleurs aux Dernières nouvelles d'Alsace : "Si Emmanuel Macron se présente contre François Hollande à la présidentielle, je ne le suivrais pas". 

Hollande à la traîne

Si le Parti socialiste se montre si pugnace face aux élus supporters d'Emmanuel Macron, le camp Hollande peine à rassembler les siens. Lundi soir à Cachan, à peine une centaine de militants se sont réunis devant Stéphane Le Foll et Marisol Touraine, pour un nouveau meeting de "Notre idée de la France", le nouveau nom pour "Hé oh la gauche"

M.L.