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Les sans-papiers obtiennent l'ouverture de négociations

Lors d'une manifestation de travailleurs sans-papiers à Paris en février dernier. Après sept mois de grève, les représentants d'environ 6.000 travailleurs sans-papiers établis en France ont obtenu l'ouverture de nouvelles négociations avec le gouvernement

Lors d'une manifestation de travailleurs sans-papiers à Paris en février dernier. Après sept mois de grève, les représentants d'environ 6.000 travailleurs sans-papiers établis en France ont obtenu l'ouverture de nouvelles négociations avec le gouvernement - -

PARIS - Après sept mois de grève, les représentants d'environ 6.000 travailleurs sans-papiers établis en France ont obtenu l'ouverture de nouvelles...

PARIS (Reuters) - Après sept mois de grève, les représentants d'environ 6.000 travailleurs sans-papiers établis en France ont obtenu l'ouverture de nouvelles négociations avec le gouvernement, annonce mercredi la CGT.

Les discussions débuteront vendredi prochain dans la matinée au ministère de l'Immigration à Paris, précise le syndicat dans un communiqué.

Y participeront d'un côté les organisations syndicales mandatées par les 11 associations qui soutiennent le mouvement depuis octobre 2009 et, de l'autre, des représentants du ministère et de la Direction générale du travail.

En dépit des expulsions en série ordonnées en avril par le gouvernement, associations et syndicats exigeaient une vraie négociation sur le sort des travailleurs sans-papiers, multipliant les grèves et occupations de locaux.

Depuis l'échec de la majorité aux élections régionales, "le gouvernement est un peu perdu et est dans une situation intenable sur la question des sans-papiers", déclarait alors Jean-Claude Amara, de l'association "Droits devant!!",

Les associations demandaient à l'origine que le dossier soit pris en main par Eric Woerth, le ministre du Travail, et non laissé à son collègue de l'Immigration Eric Besson.

Eric Besson a établi de longue date une circulaire comportant un certain nombre de critères permettant une régularisation au "cas par cas" des grévistes.

Mais les soutiens des sans-papiers jugeaient ces critères peu objectifs et la procédure trop dissuasive pour les travailleurs concernés.

Les grèves menées depuis la fin de l'année dernière concernent environ 6.000 sans-papiers. Mais les associations considèrent qu'une majorité des 300.000 à 400.000 sans-papiers présents en France ont un emploi salarié.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse