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VIDEO - En 2012, Nicolas Sarkozy assurait qu'il quitterait la politique en cas de défaite

Nicolas Sarkozy, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 8 mars 2012.

Nicolas Sarkozy, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 8 mars 2012. - RMC

L'interview de l'ancien président chez Jean-Jacques Bourdin sur RMC en 2012 refait surface à chaque étape importante de Nicolas Sarkozy en politique.

Nicolas Sarkozy osera-t-il encore s'avancer sur son avenir en cas d'échec à la primaire de la droite? L'ancien président a annoncé ce lundi sa candidature dans la pré-élection pour accéder à la course à l'Elysée dans un livre à paraître mercredi, Tout pour la France, édité chez Plon. L'ex-chef de l'Etat vient de quitter la présidence du parti Les Républicains pour se consacrer à sa campagne mais une vidéo embarrassante refait surface à chaque tentative de reconquête du pouvoir de Nicolas Sarkozy.

"Je ferai autre chose, quoi, je ne sais pas"

En mars 2012, le chef de l'Etat en fonction, candidat à sa réélection, est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Le journaliste lui demande si en cas défaite à la présidentielle, il arrêterait la politique. Nicolas Sarkozy lui répond d'un oui franc et assuré, sourire aux lèvres. Le journaliste s'assure alors qu'il a bien compris la réponse.

"Si vous me posez la question une troisième fois, je vous le dis, oui!", enfonce le clou l'homme politique. "Je ferai autre chose, quoi, je ne sais pas", poursuit-il.

Déjà en septembre 2014, au moment où il avait annoncé son retour en politique sur Facebook, l'extrait était ressorti des archives suscitant de nombreuses remarques ironiques. Comme à cette époque, les internautes n'ont pas manqué ce lundi de souligner la promesse non tenue.

Certains politiques font aussi référence à cette interview, c'est le cas de Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV qui est allé jusqu'à traiter Nicolas Sarkozy de "super menteur". Pour le numéro deux du FN, l'auteur de Tout pour la France a "l'habitude de trahir ses promesses, jusqu'à celle-ci malheureusement".

Elise Maillard