BFMTV

Sarkozy décide finalement de ne pas revenir sur le mariage homo et fâche la Manif pour tous

Nicolas Sarkozy le 7 février 2015 à Paris.

Nicolas Sarkozy le 7 février 2015 à Paris. - Alain Jocard

Dans son livre La France pour la vie, le président des Républicains indique qu'il ne souhaite pas revenir sur le mariage homosexuel, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre devant des militants de la Manif pour tous.

Si Nicolas Sarkozy accède à nouveau au pouvoir, il ne souhaite pas remettre en question le mariage homosexuel: c'est ce qu'il indique dans son livre La France pour la vie (Plon), à paraître lundi et dont des extraits sont diffusés dans la presse.

"Il ne saurait être question de démarier les mariés, ce serait injuste, cruel et en outre juridiquement impossible", écrit-il. "J'avais pensé à l'époque que les ambiguïtés de la loi Taubira sur certains points imposeraient une nouvelle rédaction. À la réflexion, je crains que le remède soit pire que le mal".

La Manif pour tous veut un rendez-vous avec Sarkozy

Ce qui ne l'empêche pas d'égratiner au passage François Hollande et les "divisions" créées lors du débat sur la loi. Mais les mots sont clairs: les mariés homosexuels pourront le rester. Nicolas Sarkozy se range ainsi aux côtés de ses rivaux pour la primaire de 2016, Alain Juppé et Bruno Le Maire.

De quoi provoquer la colère de la Manif pour tous. Devant ses sympathisants le 14 novembre 2014, Nicolas Sarkozy s'était prononcé pour l'abrogation de la loi Taubira. "Si vous préférez qu’on dise (qu’il faut) abroger la loi Taubira pour en faire une autre... En français, ça veut dire la même chose... Ca aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher", avait-il dit. 

La réaction de la Manif pour tous n'a pas tardé. Aussitôt le contenu du livre connu, l'organisation a publié un communiqué sur son site, dans lequel elle fait part de sa "stupeur devant une telle instabilité dans l’expression des convictions de Nicolas Sarkozy". Elle demande à être reçue par le président des Républicains "pour comprendre ses motivations" et "lui rappeler la nécessité de revenir sur la loi Taubira".

A. K.