BFMTV

Sarkozy accuse Hollande de "ne pas tout mettre en oeuvre" contre le terrorisme

Nicolas Sarkozy, le 25 juin 2016.

Nicolas Sarkozy, le 25 juin 2016. - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Dans une interview au Journal du dimanche, le candidat à la primaire de droite présente ses propositions pour lutter contre le terrorisme, et en profite pour fustiger l'action du chef de l'Etat.

Trois jours après le discours de François Hollande sur le terrorisme, Nicolas Sarkozy réplique. Le candidat à la primaire à droite attaque le chef de l'Etat dans le Journal du dimanche: "Le président de la République nous dit qu'on est en état de guerre. Quelles conséquences en tire-t-il?", lance-t-il, jugeant que "François Hollande ne met pas tout en oeuvre pour lutter contre le terrorisme".

Interrogé sur l'attentat déjoué aux bonbonnes de gaz, que s'apprêtait à commettre un commando de femmes "téléguidées" par le groupe Etat islamique, l'ex-chef de l'Etat s'insurge: "Que se serait-il passé sans la vigilance du patron de café qui a alerté la police? Et encore une fois, on parle d'individus fichés S et connus des services !"

"Un procureur peut-il interférer dans le débat politique"?

Le candidat expose alors ses propositions pour lutter contre le terrorisme: il souhaite notamment instaurer l'expulsion de "tout étranger suspecté d'être en lien avec une activité terroriste".

Quant aux Français soupçonnés, ils doivent "faire l'objet d'un placement préventif dans un centre de rétention fermé". Et de rappeler que "tout enfermement administratif est soumis au contrôle a posteriori d'un juge". Une fois placé en centre de rétention, un individu soupçonné de lien avec le terrorisme pourra être envoyé dans un centre de déradicalisation, ou faire l'objet d'une enquête administrative, selon les résultats de l'analyse menée par des services spécialisés. 

Des propositions que François Molins, le procureur de Paris, a déjà jugé inapplicables. Ce qui a le don d'agacer Nicolas Sarkozy:

"A chacun sa responsabilité. C'est aux politiques et à eux seuls, parce qu'ils sont élus par le peuple, de modifier le droit quand cela apparaît nécessaire. Un procureur peut-il interférer dans le débat politique? Je ne le crois pas".