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Raffarin contre le non-cumul: "C'est du populisme!"

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Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a montré et justifié son hostilité à la fin du cumul des mandats au Sénat.

Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a rejeté, comme ses collègues du Sénat, l'idée de mettre fin au cumul des mandats. "Je suis pour qu'on puisse avoir deux mandats: un mandat de parlementaire et un mandat d'exécutif local. Parce que j'étais élu local, j'étais libre. Quand un parlementaire n'est pas élu par sa base locale, mais par son parti, à ce moment-là c'est son parti qui lui impose sa liberté".

L'élu de la Vienne, qui précise ne cumuler aucun mandat, se justifie : "Un maire donne beaucoup plus qu'il ne reçoit", tout en se disant d'accord pour plafonner les indemnités en cas de cumul de mandats.
"C'est du populisme" de défendre le non-cumul des mandats, assène Jean-Pierre Raffarin, défendant "l'enracinement" dans la vie locale.

"Le PS cherche à gonfler les voix du FN"

Jean-Pierre Raffarin admet que l'UMP a évité de peu la "cassure" : "Je suis un médiateur engagé pour l'unité de l'UMP. Nous sommes porteurs de l'alternance, nous n'avons pas le droit de décevoir. Nous sommes condamnés à l'unité, et je fais pour pour l'unité [de l'UMP]".

Le sénateur UMP appelle à combattre le FN "sur le fond", tout en précisant "ne pas avoir de problème avec les électeurs du Front national". Mais "le PS cherche en permanence à gonfler les voix du FN, quand on choisit la ligne Taubira au lieu de la ligne Valls (...). L'UMP aujourd'hui c'est la réponse à l'exaspération des Français".

"Je ne suis pas mécontent de voir Nicolas Sarkozy sur la voie de la sagesse", s'amuse Jean-Pierre Raffarin au lendemain des déclarations de l'ancien président.

Jean-Pierre Raffarin ne croit pas à la pause fiscale : "Les impôts marqueront le quinquennat de François Hollande. La cicatrice fiscale sera sa marque, avec 1950 milliards d'euros de dette. Comme la dette augmente les impôts augmenteront, il y a donc aujourd'hui un mensonge d'Etat. Les socialistes préfèrent l'impôt à la réforme".

Alexandre Le Mer