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Rachida Dati: "l'affaire Cahuzac est un scandale d'Etat"

La députée européenne Rachida Dati invitée de BFMTV le 5 avril 2013

La députée européenne Rachida Dati invitée de BFMTV le 5 avril 2013 - -

Invitée de BFMTV vendredi matin, la candidate à la primaire UMP pour la course à la mairie de Paris est revenue sur l'affaire Cahuzac.

"Je considère que l'affaire Cahuzac est un scandale d'Etat car nous n'avons pas les réponses à toutes nos interrogations. Je souhaiterais notamment que monsieur Moscovici s'explique sur l'entraide administrative qu'il a demandée" alors qu'il avait d'autres options, selon l'ancienne Garde des Sceaux.

"Qu'il arrête de s'indigner, cela ne lui va pas, et qu'il s'explique devant le Parlement ou dans une interview", a encore estimé Rachida Dati qui juge qu'il y a eu là "deux poids, deux mesures".

Le "cap" plus important qu'un "remaniement"

Evoquant une crise de l'autorité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, Rachida Dati a appelé à un nouveau cap. Qui ne passerait pas nécessairement par un remaniement selon elle.

Interrogée sur la possibilité de rendre public la liste de tous les comptes à l'étranger détenus par des Français, Rachida Dati estime que la question n'est pas forcément là. "Le sujet ce n'est pas de savoir qui a des comptes à l'étranger mais de savoir si l'argent déposé dans ces comptes est légal", a-t-elle fait valoir.

Puis Rachida Dati a pris ses distances avec la manifestation proposée vendredi matin par Jean-Luc Mélenchon pour "donner un grand coup de balai". "Il faut faire très attention avec le 'tous pourris', a-t-elle condamné. C'est un blang-seing donné aux extrêmes qui ne profite pas aux partis républicains."

"J'irai jusqu'au bout" à Paris

"J'irai jusqu'au bout". Après avoir concédé un "j'espère", Rachida Dati a finalement assuré qu'elle "ira jusqu'au bout" dans la primaire UMP pour la mairie de Paris. Avant de faire campagne pour le vainqueur de cette élection interne, quel(le) qu'il(elle) soit. "J'espère que la primaire n'est pas un moyen de sélectionner ou de tuer, car cela doit être un moyen d'unir nos forces et nos talents pour reconquérir la mairie de Paris", a-t-elle ajouté.

Sandrine Cochard