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Présidence de l’UMP : vers un duel Copé-Fillon ?

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Les candidats à la tête du parti ont jusqu'à mardi, 20 heures, pour déposer leurs parrainages.

Dernière ligne droite pour les candidats à la présidence de l'UMP. Ils ont jusqu'à, mardi soir, 20h00, pour transmettre les 7.924 parrainages d’adhérents nécessaires pour se porter candidat. On saura alors si le duel Copé-Fillon, largement favori, constituera l’affiche du vote du 18 novembre, ou si la bataille sera plus ouverte.

Têtes d’affiche

L'ex-Premier ministre François Fillon, favori des sondages auprès des sympathisants UMP, et son rival Jean-François Copé, secrétaire général du parti depuis deux ans, sont assurés d'être qualifiés. Bien que leurs équipes respectives ont maintenu le secret sur le nombre exact de parrainages atteints, ils auraient largement dépassé le seuil requis. Jean-François Copé a ainsi estimé, lundi, qu'il allait bénéficier "d'innombrables parrainages", plus de 10.000 selon lui.

NKM se retire

Duel, trio ou quator ? Sans surprise, les autres prétendants à la tête du parti ont tour à tour abandonné la partie. Ainsi Nathalie Kosciusko-Morizet a dû jeter l'éponge mardi, faute d'avoir recueilli les 7.924 parrainages requis. "A quelques jours près, je passais la barre. On a appliqué à la lettre une procédure dont tout le monde s'accorde aujourd'hui à reconnaître qu'elle n'est pas adaptée", a déclaré sur Europe 1 l'ex-ministre, députée-maire de Longjumeau (Essonne).

Même sanction pour Bruno Le Maire qui a annoné avoir réuni 7.175 parrainages au lieu des 7.924 (soient 3% des adhérents) exigés.

Changer les règles

Quant au dernier postulant, Henri Guaino, son sort semble déjà scellé. L'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dénonce par avance "un exercice raté" de démocratie interne, même s'il a refusé de dévoiler mardi matin le nombre de parrainages recueillis.

De fait, tous les prétendants, y compris les qualifiés, conviennent que la lourde règle des parrainages, inscrite dans les statuts de l'UMP depuis sa création en 2002, devra être revue à l'avenir. La semaine dernière, Henri Guaino dénonçait même des statuts "absurdes, pour ne pas dire débiles".

Si, ce mardi soir, le duel entre François Fillon et Jean-François Copé se confirme, les deux rivaux devront encore faire campagne pendant deux mois pour convaincre les militants, jusqu’au congrès du 18 novembre. Une échéance à double-enjeu puisqu’elle constitue une sorte de "primaire avant l’heure", en vue de la présidentielle de 2017.

A. S. avec AFP