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NKM veut changer le nom de l'UMP du parti et vendre le siège

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'un débat à Sciences Po, le 13 février 2014.

Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'un débat à Sciences Po, le 13 février 2014. - -

Nathalie Kosciusko-Morizet réclame des "actes symboliques forts" après le départ de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP. La députée de l'Essonne se déclare notamment en faveur d'un changement de nom.

A quelques heures d'un bureau politique à haut risque, la présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet dit souhaiter un changement de nom et la vente du siège de l'UMP, dans une interview au Parisien publiée mardi.

"L'UMP d'aujourd'hui a déçu. Le congrès de l'automne doit être celui de la refondation", déclare l'ancienne porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy. "Je suis favorable à des actes symboliques forts comme le changement de nom de l'UMP. Je souhaite aussi que l'on vende notre siège, rue de Vaugirard. Il est froid, glacial, à présent il rappelle de mauvais souvenirs, et nous avons de toute façon besoin d'argent".

Pour une alliance avec le centre

La députée de l'Essonne appelle également à "retrouver l'ADN de l'UMP, c'est à dire privilégier l'alliance entre la droite et le centre pour une alternative majoritaire et une alternative gagnante".

"Nous n'avons plus le droit à l'erreur", martèle NKM. "Il faut tourner la page et ne pas laisser l'UMP aux mains de ceux qui l'ont abîmée". L'UMP, déstabilisée par le scandale de l'affaire Bygmalion et en proie à une véritable guerre des chefs, doit tâcher de panser ses blessures, lors d'un bureau politique à haut risque aujourd'hui qui doit fixer la date du prochain congrès et désigner une direction intérimaire.

Derrière les divergences politico-juridiques entre sarkozystes, copéistes, fillonistes, juppéistes ou non-alignés autour de la future direction du mouvement, se profile le véritable enjeu de la bataille: le nom du candidat UMP à la présidentielle de 2017.

A. D. avec AFP