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Les Républicains dénoncent le "mensonge" de Hollande sur la formation des chômeurs

Le numéro 3 de Les Républicains Eric Woerth

Le numéro 3 de Les Républicains Eric Woerth - BFMTV

Selon Eric Woerth, le numéro du parti, les mesures annoncées par le chef de l'Etat ne sont "pas suffisantes" pour stopper le "décrochage de la France". François Hollande a présenté lundi devant les acteurs économiques et sociaux un volet de mesures pour réduire le chômage et améliorer la compétitivité des entreprises.

Les Républicains ont dénoncé lundi, par la voix d'Eric Woerth, le "mensonge éhonté" de François Hollande qui a annoncé des formations pour 500.000 chômeurs, alimentant à droite les soupçons de tripatouillage des statistiques de l'emploi avant 2017.

"Ce n'est pas réaliste, il faut derrière 500.000 emplois, sinon c'est le retour à Pôle emploi le jour d'après" la formation, a mis en garde le secrétaire général du parti, devant la presse, déplorant que les mesures annoncées par le chef de l'Etat ne soient "pas suffisantes" pour stopper le "décrochage de la France".

Le président Hollande "commence l'année par un mensonge aux Français (...). C'est un mensonge parce qu'il ne sera pas suivi de réalité. 500.000 personnes formées, c'est impossible. Si 500.000 personnes sont formées, il faut derrière qu'il y ait 500.000 postes, sinon c'est le retour à Pôle emploi le jour d'après" la formation, a-t-il mis en garde sur BFMTV.

"Une tentative de sauver sa candidature en 2017"

Selon l'ancien ministre des Affaires sociales, les mesures annoncées par le chef de l'Etat ne sont "pas suffisantes" pour stopper le "décrochage de la France". "L'urgence a sonné depuis longtemps, le plan arrive bien tard". "Le gouvernement a massacré l'apprentissage", a également affirmé le numéro trois de LR.

"Je vois dans cette annonce une ultime tentative de François Hollande pour masquer la faillite de sa politique et sauver sa candidature à l'élection présidentielle de 2017", a de son côté jugé le député Eric Ciotti dans un communiqué. "Je veux dénoncer ces manoeuvres électoralistes alors que la situation catastrophique du pays exige des réformes structurelles courageuses!", a-t-il aussi écrit.

Le PS attend les entreprises au tournant

Et même au sein de la majorité, si le Parti socialiste a expliqué "appuyer les mesures en faveur de l'apprentissage", il écrit aussi dans un communiqué "exiger un bilan précis" de l'application des mesures. Notamment, celles qui visent à soutenir les entreprises pour "favoriser des embauches. (...) Le patronat doit être responsable et respecter ses engagements".

Pour lutter contre le chômage, le député frondeur Laurent Baumel a lui mis l'accent "la souffrance" des PME qu'il explique notamment par "la baisse de l'investissement public lié à la baisse des dotations des collectivités locales". Sur BFMTV, il a critiqué la politique du gouvernement puisqu'il juge que "l'obsession libérale de la baisse des déficits ne s'accompagne des résultats attendus". 

Enfin, au parti de gauche, Eric Coquerel demande à "ce qu'on remette l'argent dans les salaires" plutôt qu'aux entreprises. Selon lui, la solution est une révolution fiscale" puisque "la redistribution des richesses est liée à l'emploi. (...) Surtout de ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre."

S.A. et A-F.L.avec agences