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Immigration: Copé veut réformer le droit du sol

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, le 17 octobre 2013.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, le 17 octobre 2013. - -

L'UMP présentera d'ici à la fin de l'année une proposition de loi pour une réforme du droit du sol. Le texte prévoit la fin de l'acquisition automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers.

L'annonce a été faite par Jean-François Copé. Le président de l'UMP a indiqué que le comité politique de son parti -plus d'une trentaine de membres, copéistes et fillonistes- avait adopté mardi "à l'unanimité" son "plan pour une nouvelle politique de l'immigration". Cette question fera l'objet d'"une convention de l'UMP d'ici à la fin de l'année qui sera suivie, juste après, d'une proposition de loi".

"Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit du sol. Mais quand on est né en France de parents étrangers en situation irrégulière, on n'a pas vocation à y rester. Et il n'est pas possible d'obtenir la nationalité française. Les enfants nés de parents étrangers en situation régulière ne peuvent pas obtenir la nationalité française de manière automatique. Ils doivent en faire la demande", a affirmé Jean-François Copé.

Selon lui, "la politique d'immigration actuelle est encore celle du XXe siècle, quand la France avait une immigration économique. Ce modèle ne fonctionne plus. Aujourd'hui, au XXIe siècle, on a une immigration répondant à des motifs sociaux". "La France est secouée par la montée des tensions communautaristes gravissimes d'un côté, de l'extrême droite de l'autre. Seule l'UMP peut apporter une solution", a lancé le président du parti.

Virage très à droite

Selon lui, "le nouveau modèle" de cette politique repose sur "quatre piliers". "Il faut complètement réorganiser Schengen et en exclure les pays ne contrôlant pas leurs frontières. Sinon, c'est la politique de la chaise vide pour la France", a developpé Jean-François Copé.

Le président de l'UMP affirme vouloir "lutter sans faille contre l'immigration illégale qui est aujourd'hui adossée sur des filières mafieuses extrêmement bien infiltrées en France et soutenues par des associations à l'influence gauchiste".

"Il faut que la France cesse d'être le pays le plus attractif socialement en Europe pour les immigrés", ce qui implique "la suppression de l'AME [Aide médicale d'Etat] sauf cas d'urgence", et que la CMU [Couverture maladie universelle] et le RSA ne puissent être obtenus qu'après un certain nombre d'années de cotisation, soit "dix ans pour le RSA", a précisé Jean-François Copé. Pour le président de l'UMP, il faut "réussir l'assimilation de ceux qui sont en France, en luttant pour la laïcité et contre le communautarisme".

A. G. avec AFP