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Fillon reproche à Copé de "rechercher le buzz à tout prix"

François Fillon le 7 novembre 2012 à La Chaussee-Saint-Victor

François Fillon le 7 novembre 2012 à La Chaussee-Saint-Victor - -

Dans une interview publiée sur le site du Parisien, François Fillon a accusé Jean-François Copé de "rechercher le buzz à tout prix".

François Fillon reproche à Jean-François Copé, son rival pour la présidence de l'UMP, de "rechercher le buzz à tout prix" et affirme ressentir "beaucoup d'insatisfaction chez les militants" du parti, dans une interview publiée samedi sur leParisien.fr

Hospitalisé cette semaine pour des calculs rénaux, après une première alerte début octobre et un accident de scooter à la fin juillet, l'ancien premier ministre déclare à ce propos avoir "joué de malchance". "Moi qui n'ai quasiment jamais eu de problème de santé...", lance-t-il.

En parlant par exemple de viennoiseries

François Fillon pense avoir imprimé ses idées "par rapport à des slogans pour faire du bruit médiatique".

"Rechercher le buzz à tout prix, en parlant par exemple de viennoiseries... Ça peut éventuellement marcher de façon immédiate, mais pas sur le long terme", ajoute-t-il en faisant allusion au "pain au chocolat" qui serait arraché à des non-musulmans dans des banlieues pendant le ramadan, selon Jean-François Copé.

"Moi, je ne tiens pas de double discours"

Selon lui, les propositions de son rival "ne vont pas dans le bon sens" car "il faut absolument essayer de rassembler le pays pour qu'il accepte des réformes difficiles". "Cliver pendant la campagne pour ensuite essayer de tendre la main à tous les Français, c'est un peu facile. Moi, je ne tiens pas de double discours : un pour les adhérents et un pour les Français".

Interrogé sur l'état dans lequel Jean-François Copé laisse le parti, en tant que secrétaire général, François Fillon répond que "le nombre d'adhérents est convenable grâce à l'attrait que créait Nicolas Sarkozy".

"En revanche, je ressens beaucoup d'insatisfaction chez les militants sur le fait qu'on ne leur demande pas leur avis. Ils ont le sentiment de recevoir toujours des instructions depuis Paris qui ne sont pas forcément bien adaptées au terrain", ajoute-t-il.

E. M. avec AFP