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Fillon: "On ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable"

François Fillon, le 6 février 2017.

François Fillon, le 6 février 2017. - PHILIPPE WOJAZER - POOL - AFP

Jeudi soir, les deux candidats de la primaire s'affrontent pour l'ultime débat avant le vote de dimanche. L'occasion pour François Fillon de rappeler que son concurrent, Alain Juppé a déjà été condamné.

"On ne peut pas diriger la France si on n’est pas irréprochable", a lancé François Fillon jeudi soir face à son adversaire Alain Juppé. 

"J’ai déjà eu l’occasion de le dire, ça a créé des émois. C’est une évidence. Les ministres et le président de la République ne doivent pas être mis en examen, et doivent avoir une attitude exemplaire".

Sans sourciller, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a continué son argumentation, dans cet ultime débat des primaires de la droite et du centre: 

"Je sais que ça n’est pas juste, qu’il y a la présomption d’innocence, mais l’expérience qui est la mienne montre qu’on ne peut pas diriger sereinement un ministère si on a une suspicion sur le dos. Les hommes politiques ne sont pas citoyens comme les autres. Ils doivent montrer le chemin."

"J’ai assumé, j’ai payé"

De son côté, Alain Juppé voit dans cette question, un pic à son encontre. "J'ai été condamné. Mais je veux aborder cette question très clairement. J’ai assumé, j’ai payé, les Français m’ont renouvelé leur confiance.", lance-t-il, tombant cependant d'accord sur le fait qu'un ministre mis en examen devrait quitter son poste:

"Pour l’avenir, j'appliquerai évidemment exactement la même règle, il faut faire appliquer les règles et les lois qui existent. Je veillerai à une stricte application des textes."

Le maire de Bordeaux a été condamné en 2004 pour "prise illégale d’intérêt" à quatorze mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Elodie Hervé